DOSSIER SPÉCIAL FOOT ET ARGENT
Les gros sous de la FIFA
lundi 26 décembre 2005 - 12 h 45 - Nicolas PUIRAVAU
Fondée le 21 mai 1904 par sept pays européens, la Fédération internationale de football association (FIFA) compte désormais plus de membres que l’ONU. Une réussite sportive mais surtout financière pour cette instance qui génère des sommes colossales.
ISL-ISMM et Kirch. Deux énormes groupes qui ont bien failli entraîner la FIFA dans leur perte en 2002. Le groupe suisse (ISL-ISMM) gérait à l’époque les droits marketing du Mondial asiatique moyennant un peu plus de 40 M€. Le groupe allemand (Kirch) s’occupait quant à lui de la commercialisation des droits télés pour 550 M€. Mais en annonçant leur faillite à l’approche de la compétition, ces deux partenaires de la FIFA auraient pu condamner l’instance internationale. Auraient pu seulement. Car avec Sepp Blatter à la barre, le bateau FIFA est resté à flot. Mieux, il affiche désormais une forme étincelante avec des finances en perpétuelle progression. Et avec surtout des chiffres à faire tourner la tête.
La FIFA, c’est aujourd’hui 280 employés dans des bureaux à Zurich et à Zug (Suisse). C’est surtout 207 associations regroupées en six confédérations. Les Nations Unies du football a-t-on coutume de dire. Et pour cause, l’ONU ne peut se targuer que de 191 membres. Mais pour mieux mesurer l’ampleur du phénomène FIFA, rien de tel qu’un petit voyage dans les comptes de l’organisation publiés en 2004. Un chiffre d’affaire de 478 M€, des fonds propres de 153 M€, un bénéfice de 102 M€… Et les perspectives à venir sont tout aussi colossales puisque l’instance internationale prévoit de pratiquement doubler ses fonds propres à la fin de l’année 2006.
68% des dépenses pour les évènements FIFA et le développement
D’où provient tout cet argent ? Pour la quasi-totalité, la FIFA remplit ses caisses grâce aux produits des évènements qu’elle organise. Droits de retransmission TV de la Coupe du Monde, droits marketing, hospitalité, droits de licence : l’instance génère 95% de ses revenus dans ce secteur. Le reste est donc plutôt anecdotique entre les produits financiers (intérêts, investissements) et les produits d’exploitation (droits de licence de marques, amendes). Mais ne l’oublions pas, la FIFA est une association à but non lucratif. A ce titre, elle est donc tenue d’assurer le développement et la promotion du football en utilisant ses bénéfices.
En 2004, la FIFA a donc dépensé 78% de ses rece
Les gros sous de la FIFA
lundi 26 décembre 2005 - 12 h 45 - Nicolas PUIRAVAU
Fondée le 21 mai 1904 par sept pays européens, la Fédération internationale de football association (FIFA) compte désormais plus de membres que l’ONU. Une réussite sportive mais surtout financière pour cette instance qui génère des sommes colossales.
ISL-ISMM et Kirch. Deux énormes groupes qui ont bien failli entraîner la FIFA dans leur perte en 2002. Le groupe suisse (ISL-ISMM) gérait à l’époque les droits marketing du Mondial asiatique moyennant un peu plus de 40 M€. Le groupe allemand (Kirch) s’occupait quant à lui de la commercialisation des droits télés pour 550 M€. Mais en annonçant leur faillite à l’approche de la compétition, ces deux partenaires de la FIFA auraient pu condamner l’instance internationale. Auraient pu seulement. Car avec Sepp Blatter à la barre, le bateau FIFA est resté à flot. Mieux, il affiche désormais une forme étincelante avec des finances en perpétuelle progression. Et avec surtout des chiffres à faire tourner la tête.
La FIFA, c’est aujourd’hui 280 employés dans des bureaux à Zurich et à Zug (Suisse). C’est surtout 207 associations regroupées en six confédérations. Les Nations Unies du football a-t-on coutume de dire. Et pour cause, l’ONU ne peut se targuer que de 191 membres. Mais pour mieux mesurer l’ampleur du phénomène FIFA, rien de tel qu’un petit voyage dans les comptes de l’organisation publiés en 2004. Un chiffre d’affaire de 478 M€, des fonds propres de 153 M€, un bénéfice de 102 M€… Et les perspectives à venir sont tout aussi colossales puisque l’instance internationale prévoit de pratiquement doubler ses fonds propres à la fin de l’année 2006.
68% des dépenses pour les évènements FIFA et le développement
D’où provient tout cet argent ? Pour la quasi-totalité, la FIFA remplit ses caisses grâce aux produits des évènements qu’elle organise. Droits de retransmission TV de la Coupe du Monde, droits marketing, hospitalité, droits de licence : l’instance génère 95% de ses revenus dans ce secteur. Le reste est donc plutôt anecdotique entre les produits financiers (intérêts, investissements) et les produits d’exploitation (droits de licence de marques, amendes). Mais ne l’oublions pas, la FIFA est une association à but non lucratif. A ce titre, elle est donc tenue d’assurer le développement et la promotion du football en utilisant ses bénéfices.
En 2004, la FIFA a donc dépensé 78% de ses rece

