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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Papi (le vrai) Papi (le vrai) a écrit le 15 décembre 2005 à 10h39
http://www.afrik.com/article9182.html

Part I

Le classement du Ballon d’Or France football 2005, écrasé cette année par le génial Ronaldinho, est cruel. Il est même inacceptable pour le partenaire du meneur brésilien au FC Barcelone, Samuel Eto’o, qui a de nouveau pété un plomb, lundi, en conférence de presse, pour protester contre sa dixième place au classement du prestigieux trophée.

Samuel Eto’o mérite-t-il mieux que sa dixième place au classement du Ballon d’Or France Football 2005 ? Le talentueux attaquant camerounais, insaisissable balle au pied, deuxième meilleur attaquant du championnat espagnol avec le FC Barcelone, en 2004/2005, et actuel meilleur buteur de la Liga, en est convaincu. Et il a une façon bien à lui de le faire savoir. Elégant sur la pelouse, le jeune footballeur le devient beaucoup moins en salle de conférence : « Je ne suis pas parmi les trois premiers, pourtant j’ai autant de mérites ou plus que certains... Depuis que je suis au Barça, qui a fait mieux que moi ? s’est-il interrogé. Ce que ne tolèrent pas les Français, c’est qu’un Africain triomphe sans être passé par chez eux. S’ils ne sont pas contents, qu’ils aillent voir leur mère ». Avant de conclure, devant un parterre de journalistes médusés : « Ceux qui ne croyaient pas en moi me lèchent le cul aujourd’hui pour une interview. »

« On ne comprend pas pourquoi il s’en prend à nous », explique-t-on à la rédaction de France Football. « Il n’y a aucun antécédent entre nous. Il s’est simplement fait un bon coup de pub. Ce qu’il a fait n’est pas très bien pour son partenaire du FC Barcelone. Eto’o n’aurait pas existé la saison passée sans Ronaldinho à ses côtés. Alors que Ronaldinho aurait été le même sans Eto’o. C’est un grand joueur, mais il s’est installé dans une paranoïa, qui fait que si l’on ne dit pas qu’il est le plus grand attaquant que l’Afrique ait porté, ça ne va pas ».

Ronaldinho, Lampard et Gerrard incontestables

Le Lion camerounais avait déjà dérapé, en juin 2005, lors de la célébration du titre de champion du FC Barcelone. Il s’en était pris à son ancien club, Madrid, ennemi viscéral de Barcelone, en chantant à six reprises devant 100 000 supporters catalans, les radios et les télévisions : « Madrid, salaud, salue le champion ». La presse nationale avait regretté que la fête ait ainsi été gâchée et le Camerounais avait dû se confondre en excuses.
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