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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Kongolibon Kongolibon a écrit le 12 décembre 2005 à 17h57
suite

Un tabassage en règle !

Arrivent alors au moins quatre de ses collègues, l'un d'eux a une matraque. Ils sont énervés et crient fort. Ils m'attrapent, m'insultent et m'emmènent violemment vers leur bureau situé dans le fond du hall de l'aéroport, sur la droite du banc où ont été parqués les « confisqués ». Je me débats, je leur demande d'arrêter, je résiste, ils sont quatre, je m'accroche à tout ce que je trouve sur mon passage. Ils me poussent, toujours très menaçants, et continuent à m'insulter. Je reçois des coups dans le dos. On me pousse. En face de moi, il y a un grand poteau métallique gris : pour éviter de le cogner avec ma tête, je pose mes mains dessus et j'essaie de m'y accrocher. Les policiers enlèvent mes mains. Ils me poussent encore, je reçois à nouveau des coups dans le dos. On arrive presque devant leur bureau. Ils me plaquent devant une porte vitrée, ouverte. Je reçois des coups de poings et un coup de matraque sur la nuque. Ils sont de plus en plus violents, de plus en plus énervés et de plus en plus nombreux. Une femme policier, frêle, les a rejoints. Elle aussi est très remontée, elle m'insulte. On me pousse dans le bureau. A présent, la femme est en face de moi. Elle aussi est agressive. Tout le monde est énervé. Je suis assommé par tant de violence verbale et physique.

La nationalité française niée

On me dit de me taire, sinon on me renvoie dans mon pays, à Dakar. Mon passeport est sur le bureau, j'entends un policier dire que j'habite à Paris. Je m'aperçois que je saigne de la main droite, le sang coule par terre. Je leur dis : « Regardez ce que vous avez fait, regardez, je saigne ! » Personne ne semble s'en soucier. Un policier ramasse ma montre, me la remet. Après cinq minutes, un vieux policier sort un rouleau de papier toilette et me le tend pour que j'essuie ma main qui saigne de plus belle. Je refuse et leur dis que je veux contacter le consulat de France. On me dit de faire ce que je veux, on m'insulte encore. Le policier assis devant l'ordinateur commence à parler français, je lui demande : « Ah bon, vous parlez français ? », il me répond que oui. Un autre policier prend le téléphone situé à l'autre bout du bureau, il parle d'un passager étranger et me tend le téléphone en m'indiquant qu'il s'agit d'un interprète. Celui-ci me demande alors si j'ai visa pour entrer en Espagne. Je lui réponds que j'ai un passeport français et que je suis simplement en transit. Il me demande de lui r
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