PUBLICITÉ

Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
Les champs marqués avec un * sont obligatoires.
Kongolibon Kongolibon a écrit le 12 décembre 2005 à 17h56
Le cauchemar semble se terminer

Mon passeport et mon billet sont à présent posés sur le bureau, à côté de moi. Je demande au policier qui contrôle les passeports à l'ordinateur, si je peux les prendre. Il me dit oui et me fait signe de partir. Je suis surpris, écoeuré et dégoûté. En fait, on m'a battu, violenté et insulté pour rien. On ne me reproche rien. Sinon d'être Noir et d'avoir demandé qu'on me traite légalement, avec un minimum de respect. On me reproche d'avoir dit qu'on n'avait pas le droit de me contrôler de cette façon. Mais pour les policiers, un passager Noir d'un vol en provenance d?Afrique n'a aucun droit, et encore moins celui de protester. Quelle que soit la façon avec laquelle il est traité, il doit se taire. Je sors et me dirige vers le guichet. Il y a un nouveau groupe de passagers fraîchement débarqués qui font la queue. Je contourne la file et me présente au policier, celui qui m'a le premier attrapé. Je lui dis qu'étant donné que ses collègues avaient procédé à la vérification de mon passeport qu'ils avaient examiné sous toutes les coutures, je pouvais passer sans refaire la queue. Il m'intime l'ordre de mettre dans la file. Je m'exécute. Dans la file, une personne qui était derrière moi, voyant ma main qui saignait, me propose un mouchoir en papier. Je la remercie et lui dis que c'était le travail des policiers espagnols, car, tout en me tabassant et m'insultant, ils s'obstinaient à me dire qu'ils faisaient leur boulot. J'arrive au guichet, je présente mes papiers.

Retour à la case cauchemar

Le policier les regarde et me les rends. Par dégoût, j'essuie ma main sur le comptoir. Le policier s'énerve et sort menaçant et violent, comme la première fois. Ses collègues arrivent à six ou huit. Ils m'attrapent, je me jette par terre. Ils me saisissent par les bras et les jambes, devant au moins cinquante personnes. Les coups pleuvent. Direction le bureau, encore une fois. Là, ils me jettent par terre, je manque de cogner le bas du bureau. Ils m'entourent en demi-cercle.
Merci de patienter...
PUBLICITÉ

FIL INFO

PUBLICITÉ

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Add New Playlist