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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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PIZZDETSSS PIZZDETSSS de MOSCOU a écrit le 4 septembre 2003 à 8h28
I fô lééé …!

Si veuve Foning Françoise n’existait pas, il aurait fallu la fabriquer, pour la survie du renouveau et de son “père”. C’est pourquoi on est vivement surpris qu’ils n’organisent point de meetings, de marches et de messes sur toute l’étendue du territoire, pour le prompt rétablissement de l’égérie depuis l’accident de circulation dont elle vient d’être la victime miraculée. Une indifférence bizarre. Ingratitude…
Notre dalida nationale, n’en déplaise à ces écervelés qui se gaussent de ses facéties, de ses chants et de ses danses à la gloire du dieu d’Etoudi-Mvomeka’a, est bel et bien le mentor du système Rdpc, qui manque cruellement d’imagination. Ils sont tous professeurs agrégés, docteurs en tout, ingénieurs, administrateurs civils et journalistes principaux; ils ont fini le tableau de l’école des blancs; ils ont même enseigné les blancs sur leur terrain. Cependant, dans leur campagne permanente pour s’agripper définitivement à la mangeoire derrière Paul Biya, ils ont le vocabulaire le plus pauvre, le plus statique, le plus coincé qui soit. C’est le désert!
Là bas, l’agit-prop ne propose que des variantes insipides du célèbre slogan à la saveur Foning: “Avec nos maris, nos femmes et nos enfants, i fô lééé soutené!” Quand c’est un peu plus relevé, on fait dans “le bon choix”, comme une certaine marque de cigarette qui, selon l’aveu (écrit) des producteurs eux-mêmes, “nuit gravement à la santé.” Avis (gratuit) aux thuriféraires et autres bonimenteurs!
Tenez : toutes les saisons électorales - dont personne, sauf peut-être les gourous, ne connaît le calendrier exact - absolument toutes les saisons électorales s’annoncent, commencent et se terminent invariablement par les descentes arrosées sur le terrain et les motions de soutien mimétiques, suscitées par vagues successives à travers nos villes, villages et quartiers. Motions de soutiens (indéfectibles bien sûr) qui rivalisent de débilité et de griotisme. Comme celles ,entendues récemment quelque part dans ce pays en voie d’analphabétisation, accouchée par quelques femmes apparemment saines d’esprit, qui disent se “considérer comme des veuves tant que Maman Chantal(Biya) n’aura pas convaincu son (auguste) époux d’accepter de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle.” Hé béé! “ I fô lééé…!” On n’en sort pas!
Mêmes incantations confuses chez les “élites” intérieures, extérieures, aériennes et souterraines de tous les cantons, les” forces vives” de tous les bleds, les militants expressément et opportunément convoyés en “conférences élargies de sections”, pour écouter et applaudir la lecture de textes concoctés par des notables lettrés, comme sur des partitions orchestrées par … Dalida Foning. “I fô lééé …!”
Interdit, formellement interdit de réfléchir. Ca peut causer des ennuis. A bas les mémorandistes et modernistes du Nord, du Sud et de tous les points cardinaux! Il faut chanter. Et, puisque “ chanter c’est prier deux fois”, on prie deux fois mille fois, on supplie Paul Biya, le vacancier lointain et silencieux, de se présenter pour un nouveau septennat “social”, en attendant l’autre. Se présenter pour faire quoi? “Pour la poursuite de la croissance,” révèlent les banderoles aperçues à Yaoundé VI par exemple, au-dessus des nids d’éléphants qui ornent ce qui nous y tient lieu de rues.
Ces bonnes âmes lui proposent donc de poursuivre la croissance… de l’immobilisme démocratique, de la corruption, de l’impunité, de l’ethnocratie, de l’absence en diplomatie; la croissance de la durée des trop “brefs séjours en Europe”; la croissance du nombre et des avantages des ministres et assimilés; la croissance de la vitesse du T.G.V. d’un Etat Ppte incapable de rétablir les salaires de ses fonctionnaires à un niveau décent; la croissance des prix déjà galopants sur nos marchés; la croissance de la fréquence des délestages intempestifs et de leur nocivité sur la vie quotidienne et l’économie; la croissance du nombre et de la misère physique et mentale des enfants de la rue… Il faut poursuivre ça!
Voilà en effet, sans être exhaustif, le genre de “croissance” qu’une longue expérience nous permet d’attendre d’un “candidat naturel” à répétition qui, en deux décennies, nous a fait reculer de trente ans, selon les estimations certifiées Banque mondiale.
Autrement, que peut encore nous apporter Paul Biya, qu’il n’a pas eu le temps d’apporter à cette nation docile à souhait? S’il a bien travaillé jusqu’à présent, ne mériterait-il pas le repos du guerrier? Si son bilan est négatif ou insuffisant, ne serait - ce pas une bonne raison pour arrêter le massacre?
Combien de promesses n’a-t-il pas déjà faites et refaites, sans concrétisation aucune? Faut-il en rajouter, jusqu’à ce que mort s’ensuive pour le Cameroun? Combien de kilomètres de route n’a-t-il pas eu le temps de tracer et de bitumer? Combien d’écoles (non japonaises) a-t-il manqué le temps et les moyens de construire? Combien d’hôpitaux, combien de stades? S’il ne les a pas réalisés en 22 ans, C’est en 7 autres années qu’il le pourra? Par quel miracle? En prenant moins de vacances? En dépensant moins sur le dos de la république, lui, sa famille et son clan alimentaire?
Faute de voir ce joker statufié faire mieux ou moins mal, on aurait au moins aimé entendre ses chœurs innover dans les hymnes et les cantiques à lui adressées. Le mariologue de service à la radiotélévision de l’Etat aurait pu les inspirer d’avantage avec sa voix et son cénacle, s’ils étaient capables de faire autre chose que plagier la mère Foning.
Tant pis pour nous! Le renouveau et ses chantres sont ainsi faits: ils ne peuvent nous servir que du (mal) réchauffé, des disques rayés. Et ils espèrent être bien et cher payés pour cela!
Merci de patienter...
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