Lens fait parler son gauche
lundi 05 décembre 2005 - 15 h 15 - Aurélien CANOT
Face aux Verts, les Lensois n’auraient rien pu espérer sans le réveil après la pause des deux maîtres à jouer du côté gauche : Assou-Ekotto et Thomert. Les deux hommes s’entendent à merveille et lorsque ils parviennent à jouer ensemble, c’est tout Lens qui en profite.
Une énième représentation de Docteur Jekyll et Myster Hyde se jouait dimanche soir à Bollaert. Le célèbre héros double-face de Robert Louis Stevenson avait comme envahi les corps lensois en première période contre Saint-Etienne. Un acte I qui donnait à voir un Lens presque tétanisé : timide dans les duels et bien trop peu entreprenant pour mettre à mal un bloc défensif stéphanois solidement organisé. D’ailleurs, on se demande encore aujourd’hui comment les hommes de Francis Gillot auraient pu s’en sortir avec le même résultat sans ce coup-franc magique de Thomert en pleine lucarne ou les quelques précieux arrêts d’Itandje, permettant d’éviter que les Verts ne s’envolent.
A la pause, le score était donc toujours partagé et tout restait bien évidemment permis pour des Lensois, qui en seraient presque arrivés à écoeurer leur entraîneur. Dans les vestiaires, Francis Gillot demanda à tous de se réveiller. Et le coach du Racing fut entendu. Tout particulièrement par Benoît Assou-Ekotto, catastrophique durant les 45 premières minutes. Jamais entré dans son match, le jeune arrière gauche n’était que rarement bien placé. Concernant ses relances, seules quelques unes sont arrivées à bon port. Mais, à Lens, s’il y a bien un secteur du jeu facteur de succès lorsqu’il fonctionne c’est ce couloir gauche. Cette aile dévouée à Assou-Ekotto, donc, et devant lui à Olivier Thomert. Et, devinez quoi, c’est sur ce côté gauche, transformé à la reprise, que s’est dessiné le retournement de situation favorable aux Lensois.
Survolté après que son entraîneur lui a volé dans les plumes à la mi-temps, Assou-Ekotto a retrouvé lors de cet acte II les enchaînements avec Thomert le long de la ligne de touche. Ceux-là mêmes qui font le bonheur de Bollaert et des coéquipiers de ce tandem magique lorsqu’il tourne à plein régime. Régulièrement, le latéral lensois sera parvenu au cours d’une seconde période à sens unique à faire la différence sur son côté. Mais que dire de la façon intelligente dont Thomert aura lui su exploiter les services de son défenseur. Comme il a l’habitude de le faire, serait-on tenté de dire. C’est bien simp
lundi 05 décembre 2005 - 15 h 15 - Aurélien CANOT
Face aux Verts, les Lensois n’auraient rien pu espérer sans le réveil après la pause des deux maîtres à jouer du côté gauche : Assou-Ekotto et Thomert. Les deux hommes s’entendent à merveille et lorsque ils parviennent à jouer ensemble, c’est tout Lens qui en profite.
Une énième représentation de Docteur Jekyll et Myster Hyde se jouait dimanche soir à Bollaert. Le célèbre héros double-face de Robert Louis Stevenson avait comme envahi les corps lensois en première période contre Saint-Etienne. Un acte I qui donnait à voir un Lens presque tétanisé : timide dans les duels et bien trop peu entreprenant pour mettre à mal un bloc défensif stéphanois solidement organisé. D’ailleurs, on se demande encore aujourd’hui comment les hommes de Francis Gillot auraient pu s’en sortir avec le même résultat sans ce coup-franc magique de Thomert en pleine lucarne ou les quelques précieux arrêts d’Itandje, permettant d’éviter que les Verts ne s’envolent.
A la pause, le score était donc toujours partagé et tout restait bien évidemment permis pour des Lensois, qui en seraient presque arrivés à écoeurer leur entraîneur. Dans les vestiaires, Francis Gillot demanda à tous de se réveiller. Et le coach du Racing fut entendu. Tout particulièrement par Benoît Assou-Ekotto, catastrophique durant les 45 premières minutes. Jamais entré dans son match, le jeune arrière gauche n’était que rarement bien placé. Concernant ses relances, seules quelques unes sont arrivées à bon port. Mais, à Lens, s’il y a bien un secteur du jeu facteur de succès lorsqu’il fonctionne c’est ce couloir gauche. Cette aile dévouée à Assou-Ekotto, donc, et devant lui à Olivier Thomert. Et, devinez quoi, c’est sur ce côté gauche, transformé à la reprise, que s’est dessiné le retournement de situation favorable aux Lensois.
Survolté après que son entraîneur lui a volé dans les plumes à la mi-temps, Assou-Ekotto a retrouvé lors de cet acte II les enchaînements avec Thomert le long de la ligne de touche. Ceux-là mêmes qui font le bonheur de Bollaert et des coéquipiers de ce tandem magique lorsqu’il tourne à plein régime. Régulièrement, le latéral lensois sera parvenu au cours d’une seconde période à sens unique à faire la différence sur son côté. Mais que dire de la façon intelligente dont Thomert aura lui su exploiter les services de son défenseur. Comme il a l’habitude de le faire, serait-on tenté de dire. C’est bien simp

