ERIC CHINJE ( chef du département Communication à la Banque africaine de développement B.A.D )
-kestion/
-Comment avez-vous vécu la non qualification des Lions indomptables à la prochaine coupe du monde en Allemagne?
- reponse/
-Je pense que, dès qu’on met de côté la douleur légitime ressentie par un supporter de toujours de notre équipe nationale, on doit se convaincre que, ce jour-là , Dieu a parlé aux Camerounais. Tous nos espoirs ont été fondés (et ont été déçus) sur un petit but qu’on aurait pu marquer normalement, et qu’il était donc inutile de s’en prendre au pauvre joueur qui a manqué le penalty. Je suis convaincu qu’avec cette élimination, Dieu nous a convié à une profonde autoréflexion. Je trouve anormal que, 33 ans après les derniers investissements sportifs réalisés au pays et qui datent de 1972, que personne ne s’émeuve au sein de la classe politique. Un pays qui compte pourtant énormément sur le sport pour son propre rayonnement international. Sur le champ, j’étais donc choqué comme tout bon Camerounais mais je me suis ressaisi en trouvant en cela une invitation à la remise en cause en profondeur sur les circonstances de cette élimination, sur notre politique sportive faite d’amateurisme, et même plus généralement sur l’avenir du pays. C’est ce qu’on doit faire maintenant. Ce n’est plus le moment de reprocher quoi que ce soit à telle ou telle personne, mais on doit nous inviter tous à réfléchir à la direction que devraient désormais prendre les choses. Il y a des pays plus pauvres que le Cameroun mais qui, par une bonne organisation et de bonnes perspectives, réussissent à se donner le minimum.
(Il s’emporte) Est-ce que c’est explicable aujourd’hui que, dans un pays qui a eu le pétrole, il n’y a pas de bus qui circulent dans nos grandes villes, pas de routes, pas d’infrastructures sportives ? Il n’y a même pas d’écoles et celles qui existent n’ont plus de niveau. Quand je suis sorti d’une école camerounaise pour me retrouver aux Etats-Unis, j’étais parmi les meilleurs. La plupart des Camerounais qui sortaient de nos écoles à l’époque se retrouvaient en tête de classe, partout où ils allaient: en France, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Urss et même en Chine. Il est temps qu’on voit où nous sommes tombés et qu’on réfléchisse à tout ça. Moi je n’accuse personne, mais ce qui est vrai c’est qu’on a mal géré nos ressources publiques, qu’on a fait de la navigation à vue, qu’on a dilapidé un héritage.
Source mutation
-kestion/
-Comment avez-vous vécu la non qualification des Lions indomptables à la prochaine coupe du monde en Allemagne?
- reponse/
-Je pense que, dès qu’on met de côté la douleur légitime ressentie par un supporter de toujours de notre équipe nationale, on doit se convaincre que, ce jour-là , Dieu a parlé aux Camerounais. Tous nos espoirs ont été fondés (et ont été déçus) sur un petit but qu’on aurait pu marquer normalement, et qu’il était donc inutile de s’en prendre au pauvre joueur qui a manqué le penalty. Je suis convaincu qu’avec cette élimination, Dieu nous a convié à une profonde autoréflexion. Je trouve anormal que, 33 ans après les derniers investissements sportifs réalisés au pays et qui datent de 1972, que personne ne s’émeuve au sein de la classe politique. Un pays qui compte pourtant énormément sur le sport pour son propre rayonnement international. Sur le champ, j’étais donc choqué comme tout bon Camerounais mais je me suis ressaisi en trouvant en cela une invitation à la remise en cause en profondeur sur les circonstances de cette élimination, sur notre politique sportive faite d’amateurisme, et même plus généralement sur l’avenir du pays. C’est ce qu’on doit faire maintenant. Ce n’est plus le moment de reprocher quoi que ce soit à telle ou telle personne, mais on doit nous inviter tous à réfléchir à la direction que devraient désormais prendre les choses. Il y a des pays plus pauvres que le Cameroun mais qui, par une bonne organisation et de bonnes perspectives, réussissent à se donner le minimum.
(Il s’emporte) Est-ce que c’est explicable aujourd’hui que, dans un pays qui a eu le pétrole, il n’y a pas de bus qui circulent dans nos grandes villes, pas de routes, pas d’infrastructures sportives ? Il n’y a même pas d’écoles et celles qui existent n’ont plus de niveau. Quand je suis sorti d’une école camerounaise pour me retrouver aux Etats-Unis, j’étais parmi les meilleurs. La plupart des Camerounais qui sortaient de nos écoles à l’époque se retrouvaient en tête de classe, partout où ils allaient: en France, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Urss et même en Chine. Il est temps qu’on voit où nous sommes tombés et qu’on réfléchisse à tout ça. Moi je n’accuse personne, mais ce qui est vrai c’est qu’on a mal géré nos ressources publiques, qu’on a fait de la navigation à vue, qu’on a dilapidé un héritage.
Source mutation

