Suite et fin.
Une ambition intacte
Vous traversez une période magique. Vous sentez-vous sur un nuage ?
C'est vrai que ça marche pour moi en ce moment. Tout ce que je tente à l'entraînement, j'arrive à le reproduire enmatch. Cela me pousse encore à travailler davantage.
Vous croulez sous les éloges : Maradona, Platini,les plus grands du football vous distinguent entre tous. Quel sentiment domine ? C'est un grand honneur d'entendre des compliments dans la bouche des plus grands footballeurs. Certains étaient mes idoles, des joueurs que je cherchais à copier. Maintenant, ça me motive encore plus d'entendre ça. Et puis, cela vient de personnes qui connaissent le foot, qui savent quand même de quoi elles parlent !
Vous la supportez bien, cette écrasante popularité?
Quand j'étais petit, j'espérais que ça m'arriverait. Signer des autographes, répondre aux sollicitations, je ne trouve pas que c'est lourd. Les bonnes choses, quand on te complimente, c'est toujours agréable. Ce qui gêne, c'est quand on t'agresse, mais cela ne m'arrive pas souvent, heureusement.
Johan Cruyff répète souvent qu'il a connu beaucoup de très bons joueurs, mais que ceux-ci ne vivaient pas pour le football, contrairement aux très grands. Vous, en revanche, vous vivez pour le football.
Oui. La nuit, le jour. Tout le temps, je pense football, je vis football. J'adore passer mon temps avec le ballon. Tous ceux qui vivent avec moi sont obligés de le toucher. Il y en a toujours un quelque part. J'adore, c'est ma vie, je mange du ballon, je le caresse, je dors avec. Sans ballon, je suis presque mort. C'est toute ma vie.
Cet amour pour le ballon rond est immense. Il explique tout de votre réussite ?
Je crois que les autres footballeurs aiment le ballon, aussi. Mais, moi, c'est vrai que j'ai du mal à m'en passer.
Le Ballon d'Or, vous allez le gagner combien de fois de suite ?
Plein de fois, j'espère ! Si je gagne avec le Barça, avec le Brésil, et que je joue bien, j'espère le conserver.
D'où vous vient cette ambition ?
Sans doute de tout ce que j'ai connu pendant mon enfance, la mort de mon père après tout ce qu'il m'a appris, la force qu'il m'a transmise. Il disait à tout le monde que j'étais, moi, le plus fort de la famille, pas Roberto. Il disait à ses copains : "Vous verrez, un jour, celui-là , il sera champion du monde !" Ma motivation, elle vient de là , de ces souvenirs de mon père et de la suite de mon enfance. Je veux réaliser
Une ambition intacte
Vous traversez une période magique. Vous sentez-vous sur un nuage ?
C'est vrai que ça marche pour moi en ce moment. Tout ce que je tente à l'entraînement, j'arrive à le reproduire enmatch. Cela me pousse encore à travailler davantage.
Vous croulez sous les éloges : Maradona, Platini,les plus grands du football vous distinguent entre tous. Quel sentiment domine ? C'est un grand honneur d'entendre des compliments dans la bouche des plus grands footballeurs. Certains étaient mes idoles, des joueurs que je cherchais à copier. Maintenant, ça me motive encore plus d'entendre ça. Et puis, cela vient de personnes qui connaissent le foot, qui savent quand même de quoi elles parlent !
Vous la supportez bien, cette écrasante popularité?
Quand j'étais petit, j'espérais que ça m'arriverait. Signer des autographes, répondre aux sollicitations, je ne trouve pas que c'est lourd. Les bonnes choses, quand on te complimente, c'est toujours agréable. Ce qui gêne, c'est quand on t'agresse, mais cela ne m'arrive pas souvent, heureusement.
Johan Cruyff répète souvent qu'il a connu beaucoup de très bons joueurs, mais que ceux-ci ne vivaient pas pour le football, contrairement aux très grands. Vous, en revanche, vous vivez pour le football.
Oui. La nuit, le jour. Tout le temps, je pense football, je vis football. J'adore passer mon temps avec le ballon. Tous ceux qui vivent avec moi sont obligés de le toucher. Il y en a toujours un quelque part. J'adore, c'est ma vie, je mange du ballon, je le caresse, je dors avec. Sans ballon, je suis presque mort. C'est toute ma vie.
Cet amour pour le ballon rond est immense. Il explique tout de votre réussite ?
Je crois que les autres footballeurs aiment le ballon, aussi. Mais, moi, c'est vrai que j'ai du mal à m'en passer.
Le Ballon d'Or, vous allez le gagner combien de fois de suite ?
Plein de fois, j'espère ! Si je gagne avec le Barça, avec le Brésil, et que je joue bien, j'espère le conserver.
D'où vous vient cette ambition ?
Sans doute de tout ce que j'ai connu pendant mon enfance, la mort de mon père après tout ce qu'il m'a appris, la force qu'il m'a transmise. Il disait à tout le monde que j'étais, moi, le plus fort de la famille, pas Roberto. Il disait à ses copains : "Vous verrez, un jour, celui-là , il sera champion du monde !" Ma motivation, elle vient de là , de ces souvenirs de mon père et de la suite de mon enfance. Je veux réaliser

