SPORT | 23 Nov 2005
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• Handball : Les Lionnes dans la tourmente
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A cause d'un financement toujours attendu, la délégation quitte le Cameroun en lambeaux..
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Assises dans un café de la ville, Célestine Nyetsok a Ebeng et Ngo Kaldjob Carine consomment une boisson gazeuse. Lentement, malgré le soleil de plomb de cette mi-journée du 22 novembre 2005. Le corps est à Yaoundé, l'esprit à Nantes où se trouvent déjà , depuis dimanche, leurs coéquipières de l'équipe nationale. «Et dire que c'est vendredi que nous devons livrer le match amical contre la sélection de Nantes», s'exclame Célestine, une pointe d'inquiétude dans la voix. Quarante-huit heures après le départ de la première partie de la délégation camerounaise, l'incertitude commence à les gagner. Elles ne sont d'ailleurs pas seules dans cette situation. Trois autres joueuses attendent d'être fixées: Christiane Kouakam Nanda, Evelyne Madjotah et Laurentine Balilumin. Elles ont peur de vivre l'expérience de l'année dernière, quand la délégation restée au bercail n'avait pas pu rejoindre les autres et participer à la Coupe d'Afrique des Nations (Can).
Le Secrétaire général, Jean Colbert Nsegbé et Pierre Lebon Elanga Ateme, chargé de la communication à la Fédération camerounaise de handball (Fécahand) ne sont pas en reste. D'autant plus que samedi après-midi, le ministre des Sports et de l'Education physique, Philippe Mbarga Mboa, avait soutenu que lundi, l'argent serait débloqué. Or, mardi, il n'y avait toujours rien. Jusqu'à quand faudra-t-il encore attendre? Aucune information ne filtre sur ce qui bloque. Les responsables de la Fécahand sont sous pression. En position de faiblesse, il ne leur reste plus qu'à supplier l'agent de voyage de ne pas annuler les réservations effectuées sur Saint-Pétersbourg, sinon, ce sera la catastrophe.
En effet, la délégation camerounaise est sur la corde raide, l'unique réservation valable est celle de Lufthansa, toutes les autres compagnies, comme Air France et Alitalia, ont classé cette affaire. Lasses d'attendre un hypothétique achat de billets d'avion. Lufthansa leur offre la possibilité de voyager le 3 décembre 2005. A défaut, les coéquipières de Nicole Magne arriveront à Saint-Pétersbourg dans la nuit du 5 décembre. Un gâchis puisque c'est ce jour-là que le Cameroun livre son premier match face à l'Ukraine.
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• Handball : Les Lionnes dans la tourmente
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A cause d'un financement toujours attendu, la délégation quitte le Cameroun en lambeaux..
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Assises dans un café de la ville, Célestine Nyetsok a Ebeng et Ngo Kaldjob Carine consomment une boisson gazeuse. Lentement, malgré le soleil de plomb de cette mi-journée du 22 novembre 2005. Le corps est à Yaoundé, l'esprit à Nantes où se trouvent déjà , depuis dimanche, leurs coéquipières de l'équipe nationale. «Et dire que c'est vendredi que nous devons livrer le match amical contre la sélection de Nantes», s'exclame Célestine, une pointe d'inquiétude dans la voix. Quarante-huit heures après le départ de la première partie de la délégation camerounaise, l'incertitude commence à les gagner. Elles ne sont d'ailleurs pas seules dans cette situation. Trois autres joueuses attendent d'être fixées: Christiane Kouakam Nanda, Evelyne Madjotah et Laurentine Balilumin. Elles ont peur de vivre l'expérience de l'année dernière, quand la délégation restée au bercail n'avait pas pu rejoindre les autres et participer à la Coupe d'Afrique des Nations (Can).
Le Secrétaire général, Jean Colbert Nsegbé et Pierre Lebon Elanga Ateme, chargé de la communication à la Fédération camerounaise de handball (Fécahand) ne sont pas en reste. D'autant plus que samedi après-midi, le ministre des Sports et de l'Education physique, Philippe Mbarga Mboa, avait soutenu que lundi, l'argent serait débloqué. Or, mardi, il n'y avait toujours rien. Jusqu'à quand faudra-t-il encore attendre? Aucune information ne filtre sur ce qui bloque. Les responsables de la Fécahand sont sous pression. En position de faiblesse, il ne leur reste plus qu'à supplier l'agent de voyage de ne pas annuler les réservations effectuées sur Saint-Pétersbourg, sinon, ce sera la catastrophe.
En effet, la délégation camerounaise est sur la corde raide, l'unique réservation valable est celle de Lufthansa, toutes les autres compagnies, comme Air France et Alitalia, ont classé cette affaire. Lasses d'attendre un hypothétique achat de billets d'avion. Lufthansa leur offre la possibilité de voyager le 3 décembre 2005. A défaut, les coéquipières de Nicole Magne arriveront à Saint-Pétersbourg dans la nuit du 5 décembre. Un gâchis puisque c'est ce jour-là que le Cameroun livre son premier match face à l'Ukraine.

