CAMEROUN : Pourquoi nos héros disparaissent-ils de nos archives ?
Il va de soi que le Cameroun reste et demeure un pays complexe en Afrique. Mais, est-il bien connu par ses propres fils ? Nous ne sommes pas très surs. Les différents pouvoirs qui se sont succédés ont tout fait pour imposer leur manière de rendre hommage aux différents héros qui ont œuvré à la construction inachevée de ce pays à couleurs de caméléon et n’ont pensé à ces derniers qu’en un seul jour, tout en les reléguant dans les oubliettes de l’histoire. Les grandes nations, les grands peuples, les grands Etats, n'ont aucun sens sans leurs mémoires historiques. Un peuple sans histoire est une pure aberration, voire un pseudos peuple
Depuis les temps anciens, la mémoire historique des héros nationaux a toujours été une préoccupation de tous les Etats et d'un peuple qui se respecte. La mémoire d'un peuple n'est en réalité qu'une véritable entreprise d'exaltation de toutes les grandes figures et de tous les événements qui ont marqué de leur pierre de touche à la construction de sa société dans le temps.
Faites un tour en occident, en orient et autres, où chaque rue, chaque place publique, chaque auditoire dans les universités, chaque carrefour, vous invitent à revivre les étapes de l’histoire de leurs peuples, et où des effigies, des portraits, des sculptures, vous imposent de respecter ceux qui ont marqué à jamais leurs sociétés de leurs empreintes comme des cachets à encre indélébiles. A Paris par exemple vous pouvez visiter à Pierrefite-Sur-Seine le Parc Nelson Mandela, en Autriche vous pouvez longer la rue Kwame Khrumah, au Nigeria juste à coté de nous, vous avez le TAFAWA BALEWA university…
Et alors au Cameroun ? Serions - nous des peuples qui n'avons d’identité qu'au moment où tel ou telle est au pouvoir ? Ou alors faudrait-il penser que notre type de gouvernance, aurait définitivement opté pour une existence de prédation qui ne laissera aucune trace dans l’histoire ? Au Cameroun, tout se passe comme si aucun événement historiquement qualitatif ne nous disait vraiment rien, et comme si nos martyrs n’avaient jamais existé. Que dire de la dénomination de certaines avenues ou de certains stades qui changent en fonction des intérêts de ceux qui nous gouvernent ? N'avons nous pas vu le stade Ahmadou Ahidjo changer de dénomination après le départ du président Ahidjo du pouvoir ? N'avons nous pas vu les noms des rues tripotées en fonctions des intérêts des délégués du gouverne
Il va de soi que le Cameroun reste et demeure un pays complexe en Afrique. Mais, est-il bien connu par ses propres fils ? Nous ne sommes pas très surs. Les différents pouvoirs qui se sont succédés ont tout fait pour imposer leur manière de rendre hommage aux différents héros qui ont œuvré à la construction inachevée de ce pays à couleurs de caméléon et n’ont pensé à ces derniers qu’en un seul jour, tout en les reléguant dans les oubliettes de l’histoire. Les grandes nations, les grands peuples, les grands Etats, n'ont aucun sens sans leurs mémoires historiques. Un peuple sans histoire est une pure aberration, voire un pseudos peuple
Depuis les temps anciens, la mémoire historique des héros nationaux a toujours été une préoccupation de tous les Etats et d'un peuple qui se respecte. La mémoire d'un peuple n'est en réalité qu'une véritable entreprise d'exaltation de toutes les grandes figures et de tous les événements qui ont marqué de leur pierre de touche à la construction de sa société dans le temps.
Faites un tour en occident, en orient et autres, où chaque rue, chaque place publique, chaque auditoire dans les universités, chaque carrefour, vous invitent à revivre les étapes de l’histoire de leurs peuples, et où des effigies, des portraits, des sculptures, vous imposent de respecter ceux qui ont marqué à jamais leurs sociétés de leurs empreintes comme des cachets à encre indélébiles. A Paris par exemple vous pouvez visiter à Pierrefite-Sur-Seine le Parc Nelson Mandela, en Autriche vous pouvez longer la rue Kwame Khrumah, au Nigeria juste à coté de nous, vous avez le TAFAWA BALEWA university…
Et alors au Cameroun ? Serions - nous des peuples qui n'avons d’identité qu'au moment où tel ou telle est au pouvoir ? Ou alors faudrait-il penser que notre type de gouvernance, aurait définitivement opté pour une existence de prédation qui ne laissera aucune trace dans l’histoire ? Au Cameroun, tout se passe comme si aucun événement historiquement qualitatif ne nous disait vraiment rien, et comme si nos martyrs n’avaient jamais existé. Que dire de la dénomination de certaines avenues ou de certains stades qui changent en fonction des intérêts de ceux qui nous gouvernent ? N'avons nous pas vu le stade Ahmadou Ahidjo changer de dénomination après le départ du président Ahidjo du pouvoir ? N'avons nous pas vu les noms des rues tripotées en fonctions des intérêts des délégués du gouverne

