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guyzoducamer guyzoducamer a écrit le 19 novembre 2005 à 15h37
Madrid-Barça: au-delà des mots
Le Bernabéu accueille le choc le plus attendu de l’année après une semaine qui n’a pas manqué de déclarations insensées.
SANTIAGO SEGUROLA - Madrid
EL PAÍS - Deportes - 19-11-2005

Un autre Real Madrid-Barça arrive, et c’est le retour des irresponsables qui ne demandent du respect que lorsque cela leur convient. Durant toute la semaine, on a assisté au lynchage de Samuel Eto’o.
Cela ne s’est pas simplement résumé à une désagréable opération médiatique réactionnaire. Loin d’agir comme des pompiers, certains joueurs du Réal -particulièrement Helguera et Ronaldo-ainsi que l’entraîneur, ont ranimé la flamme sur un sujet qui menace le bon déroulement du match.
Avec leurs comportements discourtois et opportunistes, ils ont mis un footballeur dans une situation plus que délicate, ils ont enflammé l’ambiance d’un match déjà pollué par un climat de problèmes extra sportifs, et ils ont dénié leur qualité de professionnels.
On ne peut se permettre de crucifier un collègue comme l’ont fait Ronaldo et Helguera. Quant à Luxemburgo, son attaque contre Eto’o -"je serai content si tout le stade le siffle", déclarait-il hier-, le discrédite en tant que leader moral de son équipe. Surtout quand on sait qu’un entraîneur est plus qu’un monsieur qui dessine un schéma tactique sur le tableau. Ils ont tous collaboré à la cabale insensée qui risque de perturber le match le plus attendu de la saison.
Eto'o avait pourtant réagi très rapidement, sincèrement et avec grandeur à l’erreur qu’il avait commise par sa sortie de ton lors de la célébration de la conquête du titre. Il avait attaqué Madrid à chaud, mais avait immédiatement reconnu son erreur. Il l’avait fait sans faux semblant, sans se trouver des excuses, tout comme il le fait en tant que joueur. L’épisode qui aurait pu être néfaste s’était transformé en un exemple de comportement, tout le contraire de ce qu’ont démontré Helguera, Ronaldo et Luxemburgo, dont l’intérêt à alimenter la polémique peut être interprété comme un signe de faiblesse.
Le Barça n’a jamais eu une aussi mauvaise image et n’a jamais été aussi faible que lors de sa gestion infâme du cas Figo. Le club avait alimenté ou toléré la barbarie, ses supporters avaient fait appel aux instincts les plus bas. Ils s’étaient mis dans les conditions qui avaient permis les désastres qui se produisirent durant deux années au Nou Camp, ou on avait même vu apparaître une tête de cochon sur la pelouse .
Merci de patienter...
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