suite
ne peut continuer à laisser une femme pourchasser un homme et le harceler de la sorte sans les séparer. Je le lui ai déconseillé. Malheureusement, il m’a pris par la main et nous avons traversé la rue. †Samuel Makembè ne sait pas alors que son séjour sur terre touchait à la fin. Il va essayer de calmer la femme en furie mais en vain: “ Cette femme a giflé Tonton Makembè qui, surpris, va reculer. Mais, un des hommes qui tentait de séparer la bagarre depuis “ Le Grand Pivot â€, a raclé Tonton en lui demandant de quoi il se mêlait. La dame à son tour m’a frappée et je suis tombée â€, témoigne encore Armelle Nina, 20 ans. Elle se relève péniblement mais à sa surprise aucun des ivrognes qui sont là à se saouler de bière ne bouge. “ J’ai couru jusqu’à la maison de la soeur de Tonton Makembè mais elle ne m’a pas entendu cogner à sa porte. J’ai donc continué jusqu’au domicile du pasteur Endènè qui viendra au secours. Puis je suis revenu voir si Tonton Makèmbè était toujours là . â€
Armelle Nina va aussitôt prendre les jambes à son cou pour avoir les dernières nouvelles de son Tonton: “ Je l’ai trouvé aux urgences de l’Hôpital Laquintinie, couvert d’un drap blanc. Il était déjà mort â€, relate la jeune fille. Entre-temps, la police arrivée sur les lieux du drame a fait embarquer l’homme et la femme suspectés d’avoir asséné des coups qui ont écourté la vie de Samuel Makembè. Ils méditent leur sort à la police judiciaire à Bonanjo, au moins le temps de l’enquête. On sait d’ores et déjà que la femme violente serait un inspecteur de police. Mais qui n’était ni en tenue, ni de service pendant cette folle soirée. L’ancien joueur de l’Oryx de Douala a fait les frais des agissements inqualifiables des gens qui, chargés de veiller sur la sécurité des citoyens, sont davantage sous l’emprise de l’alcool et/ou non devenus leurs bourreaux.
Ce drame pose avec acuité la question de l’existence des rues de la joie dans la capitale économique du Cameroun. Celle de Bali a ouvert il y a environ cinq ans, bien après la doyenne de ces rues à Deido et avant celles de Bonapriso et plus récemment de Nkonmondo. Des rues qui sont de véritables lieux de débauche où la jouissance et le plaisir des sens ont été érigés en règle commune de vie. Et tant pis pour ceux des riverains qui aimeraient vivre dans le calme des villages d’antan. Combien faudra-t-il qu’il y ait de morts pour que ces comportements irresponsables cessent?
Par Jean-Célestin EDJANGUE
Le 16-11-2005
ne peut continuer à laisser une femme pourchasser un homme et le harceler de la sorte sans les séparer. Je le lui ai déconseillé. Malheureusement, il m’a pris par la main et nous avons traversé la rue. †Samuel Makembè ne sait pas alors que son séjour sur terre touchait à la fin. Il va essayer de calmer la femme en furie mais en vain: “ Cette femme a giflé Tonton Makembè qui, surpris, va reculer. Mais, un des hommes qui tentait de séparer la bagarre depuis “ Le Grand Pivot â€, a raclé Tonton en lui demandant de quoi il se mêlait. La dame à son tour m’a frappée et je suis tombée â€, témoigne encore Armelle Nina, 20 ans. Elle se relève péniblement mais à sa surprise aucun des ivrognes qui sont là à se saouler de bière ne bouge. “ J’ai couru jusqu’à la maison de la soeur de Tonton Makembè mais elle ne m’a pas entendu cogner à sa porte. J’ai donc continué jusqu’au domicile du pasteur Endènè qui viendra au secours. Puis je suis revenu voir si Tonton Makèmbè était toujours là . â€
Armelle Nina va aussitôt prendre les jambes à son cou pour avoir les dernières nouvelles de son Tonton: “ Je l’ai trouvé aux urgences de l’Hôpital Laquintinie, couvert d’un drap blanc. Il était déjà mort â€, relate la jeune fille. Entre-temps, la police arrivée sur les lieux du drame a fait embarquer l’homme et la femme suspectés d’avoir asséné des coups qui ont écourté la vie de Samuel Makembè. Ils méditent leur sort à la police judiciaire à Bonanjo, au moins le temps de l’enquête. On sait d’ores et déjà que la femme violente serait un inspecteur de police. Mais qui n’était ni en tenue, ni de service pendant cette folle soirée. L’ancien joueur de l’Oryx de Douala a fait les frais des agissements inqualifiables des gens qui, chargés de veiller sur la sécurité des citoyens, sont davantage sous l’emprise de l’alcool et/ou non devenus leurs bourreaux.
Ce drame pose avec acuité la question de l’existence des rues de la joie dans la capitale économique du Cameroun. Celle de Bali a ouvert il y a environ cinq ans, bien après la doyenne de ces rues à Deido et avant celles de Bonapriso et plus récemment de Nkonmondo. Des rues qui sont de véritables lieux de débauche où la jouissance et le plaisir des sens ont été érigés en règle commune de vie. Et tant pis pour ceux des riverains qui aimeraient vivre dans le calme des villages d’antan. Combien faudra-t-il qu’il y ait de morts pour que ces comportements irresponsables cessent?
Par Jean-Célestin EDJANGUE
Le 16-11-2005

