@ petit alpha
Une ancienne gloire de l’Oryx tuée à Bali
Benjamin LISSOM LISSOM
[15/11/2005]
Le meurtre de Makembe Lobe Samuel fait l’effet d’une bombe dans les rues de Douala.
Makembe Lobe Samuel, 65 ans, fait partie de la grande cuvée de l’Oryx de Douala, avec les Tokoto Jean Pierre, Moukoko de Confiance, Eleme Ricardo, son cousin germain, et feu Mbappe Lepe, ceci dans les années 67. C’est cet amoureux de foot qui, à la fin de la retransmission de la rencontre France—Allemagne samedi dernier, a trouvé la mort en face de son domicile, sur la rue Dikoumè Bell à Bali, alors qu’il tentait de séparer une bagarre.
Mony Viviane, témoin du drame, dit avoir vu Makembe s’écrouler. " J’ai d’abord entendu quelqu’un hurler à l’aide. Lorsque je me retourne, je vois Tonton aux prises avec un couple. La dame lui balance un coup de poing dans la figure, tandis que son compagnon le fauche d’une savate. " L’ancien joueur de l’Oryx s’écroule, pour ne plus se relever.
Selon plusieurs autres témoignages, la soirée dans cette rue appelée encore rue de la joie de Bali est particulièrement mouvementée. Une dame, l’inspecteur de police Maïmouna, qu’accompagnent deux hommes, les nommés Mboua et Wolabi Abdoulaye Akim, anime les débats. Sans que l’on sache exactement ce qui est à l’origine de la colère de la policière, elle enchaîne les bagarres. Il ressort que Maïmouna arrose la soirée avec Mboua lorsque Wolabi Abdoulaye Akim arrive au volant d’une Peugeot 405 immatriculée LT 4891 F. Cette rencontre tourne à une rixe.
Voyant cette situation, Makembe traverse la rue pour calmer les uns et les autres. Avec le résultat que l’on sait. C’est alors que les populations de Bali entourent l’inspecteur de police et ses deux compagnons. Les bourreaux accidentels du défunt, avec un rare sang froid proposent que tout le monde se déporte au commissariat central de Bonanjo. Les trois acolytes se dirigent dès lors vers la voiture conduite par Wolabi Abdoulaye Akim, ressortissant béninois connu à la fois comme garagiste et marabout. Installés aussitôt dans le véhicule, les intéressés prennent la fuite, pourchassés par un riverain. Les fugitifs disparaissent au niveau de Mont Cameroun Bar. Une patrouille passant au niveau de Bali est informée de la situation. Mony Vivianne qui a eu le temps de noter le numéro de la plaque minéralogique la remet à la police qui en fait large diffusion sur la fréquence adéquate.
Une ancienne gloire de l’Oryx tuée à Bali
Benjamin LISSOM LISSOM
[15/11/2005]
Le meurtre de Makembe Lobe Samuel fait l’effet d’une bombe dans les rues de Douala.
Makembe Lobe Samuel, 65 ans, fait partie de la grande cuvée de l’Oryx de Douala, avec les Tokoto Jean Pierre, Moukoko de Confiance, Eleme Ricardo, son cousin germain, et feu Mbappe Lepe, ceci dans les années 67. C’est cet amoureux de foot qui, à la fin de la retransmission de la rencontre France—Allemagne samedi dernier, a trouvé la mort en face de son domicile, sur la rue Dikoumè Bell à Bali, alors qu’il tentait de séparer une bagarre.
Mony Viviane, témoin du drame, dit avoir vu Makembe s’écrouler. " J’ai d’abord entendu quelqu’un hurler à l’aide. Lorsque je me retourne, je vois Tonton aux prises avec un couple. La dame lui balance un coup de poing dans la figure, tandis que son compagnon le fauche d’une savate. " L’ancien joueur de l’Oryx s’écroule, pour ne plus se relever.
Selon plusieurs autres témoignages, la soirée dans cette rue appelée encore rue de la joie de Bali est particulièrement mouvementée. Une dame, l’inspecteur de police Maïmouna, qu’accompagnent deux hommes, les nommés Mboua et Wolabi Abdoulaye Akim, anime les débats. Sans que l’on sache exactement ce qui est à l’origine de la colère de la policière, elle enchaîne les bagarres. Il ressort que Maïmouna arrose la soirée avec Mboua lorsque Wolabi Abdoulaye Akim arrive au volant d’une Peugeot 405 immatriculée LT 4891 F. Cette rencontre tourne à une rixe.
Voyant cette situation, Makembe traverse la rue pour calmer les uns et les autres. Avec le résultat que l’on sait. C’est alors que les populations de Bali entourent l’inspecteur de police et ses deux compagnons. Les bourreaux accidentels du défunt, avec un rare sang froid proposent que tout le monde se déporte au commissariat central de Bonanjo. Les trois acolytes se dirigent dès lors vers la voiture conduite par Wolabi Abdoulaye Akim, ressortissant béninois connu à la fois comme garagiste et marabout. Installés aussitôt dans le véhicule, les intéressés prennent la fuite, pourchassés par un riverain. Les fugitifs disparaissent au niveau de Mont Cameroun Bar. Une patrouille passant au niveau de Bali est informée de la situation. Mony Vivianne qui a eu le temps de noter le numéro de la plaque minéralogique la remet à la police qui en fait large diffusion sur la fréquence adéquate.

