@tous
Thuram: "La violence n'est jamais gratuite"
Lilian Thuram a indiqué être "énervé" par les discours entendus sur les banlieues et a répondu mardi au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, en affirmant ne "pas être une racaille". Le défenseur de l'équipe de France est notamment membre du Haut Conseil à l'Intégration.
Thuram : "Un message fort"
La Martinique attend les Bleus
"Moi aussi, j'ai grandi en banlieue, a expliqué devant les caméras de télévision Lilian Thuram lors d'une conférence de presse à la veille de France-Costa Rica. Quand quelqu'un dit il faut nettoyer au Kärcher... Il ne sait peut-être pas ce qu'il dit, Sarkozy. Moi, je le prends pour moi.", a affirmé le champion du monde 1998 et champion d'Europe 2000. "Moi aussi on me disait: 'tu es une racaille'. Mais je ne suis pas une racaille ."
"Ce que je voulais, c'était travailler. Il n'a peut-être pas saisi cette subtilité", a poursuivi Lilian Thuram. "C'est assez délicat, on traverse une période difficile. On a mis le point sur l'insécurité. C'est quelque chose qui rassemble: qui ne veut pas vivre en sécurité? Le problème, c'est qu'il faut trouver des coupables. Et, derrière, on entend toujours les gens qui vivent dans les banlieues", a ajouté le défenseur de l'équipe de France, né à Pointe-à -Pitre.
"Ils demandent du travail"
"Mais la violence n'est jamais gratuite. Il faut comprendre d'où arrive le malaise. Avant de parler d'insécurité, il faut peut-être parler de justice sociale. Les gens (en banlieue) n'ont peut-être pas de travail. C'est bien la rigueur, mais, avant ça, il faut intégrer les gens par le travail. Ils demandent du travail. Les plus rebelles le traduisent par l'agressivité", a-t-il continué.
"Je suis triste pour eux (les jeunes des banlieues), mais il y a une réflexion à avoir. Souvent, les jeunes ont comme idoles les joueurs de foot, c'est bien, mais il faut d'autres idoles", a encore affirmé le défenseur des Bleus, qui a ensuite demandé à ce que le reste de la conférence de presse soit consacré au football et non aux émeutes des banlieues.
Une grande figure
Agé de 33 ans, Thuram a toujours été une figure de proue de l'intégration et de la France "Black-blanc-beur". Il a souvent pris position sur des dossiers jugé politiques, appelant par exemple les gens à voter lors du référendum sur la Constitution européenne, prenant position contre l'antisémitisme, réclamant des sanctions dans
Thuram: "La violence n'est jamais gratuite"
Lilian Thuram a indiqué être "énervé" par les discours entendus sur les banlieues et a répondu mardi au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, en affirmant ne "pas être une racaille". Le défenseur de l'équipe de France est notamment membre du Haut Conseil à l'Intégration.
Thuram : "Un message fort"
La Martinique attend les Bleus
"Moi aussi, j'ai grandi en banlieue, a expliqué devant les caméras de télévision Lilian Thuram lors d'une conférence de presse à la veille de France-Costa Rica. Quand quelqu'un dit il faut nettoyer au Kärcher... Il ne sait peut-être pas ce qu'il dit, Sarkozy. Moi, je le prends pour moi.", a affirmé le champion du monde 1998 et champion d'Europe 2000. "Moi aussi on me disait: 'tu es une racaille'. Mais je ne suis pas une racaille ."
"Ce que je voulais, c'était travailler. Il n'a peut-être pas saisi cette subtilité", a poursuivi Lilian Thuram. "C'est assez délicat, on traverse une période difficile. On a mis le point sur l'insécurité. C'est quelque chose qui rassemble: qui ne veut pas vivre en sécurité? Le problème, c'est qu'il faut trouver des coupables. Et, derrière, on entend toujours les gens qui vivent dans les banlieues", a ajouté le défenseur de l'équipe de France, né à Pointe-à -Pitre.
"Ils demandent du travail"
"Mais la violence n'est jamais gratuite. Il faut comprendre d'où arrive le malaise. Avant de parler d'insécurité, il faut peut-être parler de justice sociale. Les gens (en banlieue) n'ont peut-être pas de travail. C'est bien la rigueur, mais, avant ça, il faut intégrer les gens par le travail. Ils demandent du travail. Les plus rebelles le traduisent par l'agressivité", a-t-il continué.
"Je suis triste pour eux (les jeunes des banlieues), mais il y a une réflexion à avoir. Souvent, les jeunes ont comme idoles les joueurs de foot, c'est bien, mais il faut d'autres idoles", a encore affirmé le défenseur des Bleus, qui a ensuite demandé à ce que le reste de la conférence de presse soit consacré au football et non aux émeutes des banlieues.
Une grande figure
Agé de 33 ans, Thuram a toujours été une figure de proue de l'intégration et de la France "Black-blanc-beur". Il a souvent pris position sur des dossiers jugé politiques, appelant par exemple les gens à voter lors du référendum sur la Constitution européenne, prenant position contre l'antisémitisme, réclamant des sanctions dans

