Derniére partie
Avec les Lions, il a marqué l'histoire de la Coupe du monde. Vous, vous ne participerez pas au prochain Mondial en Allemagne. Comment le vivez-vous ?
Samuel Eto'o. J'ai pleuré après notre élimination et le match contre l'Égypte (1-1 à Yaoundé, un penalty raté à la dernière minute du match). Mais c'est fini. Maintenant il faut relever la tête et rebondir lors de la prochaine CAN. Il n'y a pas de fracture au sein de l'équipe, comme j'ai pu l'entendre ou le lire. Je tiens aussi à préciser que je n'ai aucun souci avec Pierre Wo mé. Il a pris ses responsabilités sur le penalty. J'étais avec lui, et je suis aujourd'hui derrière lui. Notre élimination est injuste, c'est triste. On peut se dire que l'on était à une minute, à un penalty de l'Allemagne. Mais le problème du Cameroun, c'est que l'on n'arrive pas à négocier les « petits » matchs. À chaque fois, on se fait piéger. En revanche, contre la Côte-d'Ivoire par exemple, une équipe capable de nous tutoyer, il n'y aura jamais de match. La preuve : on les a battus deux fois à Yaoundé et à Abidjan. Maintenant, les Éléphants ont eu un parcours plus régulier que le nôtre. Ils méritent donc de représenter l'Afrique noire en Allemagne, au même titre que le Togo, le Ghana et l'Angola. Quatre équipes que je supporterai en juin prochain.
Entretien réalisé par Bernard Guyot (L'Humanité
Avec les Lions, il a marqué l'histoire de la Coupe du monde. Vous, vous ne participerez pas au prochain Mondial en Allemagne. Comment le vivez-vous ?
Samuel Eto'o. J'ai pleuré après notre élimination et le match contre l'Égypte (1-1 à Yaoundé, un penalty raté à la dernière minute du match). Mais c'est fini. Maintenant il faut relever la tête et rebondir lors de la prochaine CAN. Il n'y a pas de fracture au sein de l'équipe, comme j'ai pu l'entendre ou le lire. Je tiens aussi à préciser que je n'ai aucun souci avec Pierre Wo mé. Il a pris ses responsabilités sur le penalty. J'étais avec lui, et je suis aujourd'hui derrière lui. Notre élimination est injuste, c'est triste. On peut se dire que l'on était à une minute, à un penalty de l'Allemagne. Mais le problème du Cameroun, c'est que l'on n'arrive pas à négocier les « petits » matchs. À chaque fois, on se fait piéger. En revanche, contre la Côte-d'Ivoire par exemple, une équipe capable de nous tutoyer, il n'y aura jamais de match. La preuve : on les a battus deux fois à Yaoundé et à Abidjan. Maintenant, les Éléphants ont eu un parcours plus régulier que le nôtre. Ils méritent donc de représenter l'Afrique noire en Allemagne, au même titre que le Togo, le Ghana et l'Angola. Quatre équipes que je supporterai en juin prochain.
Entretien réalisé par Bernard Guyot (L'Humanité

