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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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jasobi jasobi a écrit le 2 novembre 2005 à 23h44
Deuxième partie de linterview d'Etoo
En Championnat, vous êtes bien parti puisque vous êtes en tête du classement des buteurs de la Liga. Neuf buts en huit journées, c'est une bonne moyenne, non ?

Samuel Eto'o. C'est un bon rythme, c'est sûr. Mais il faut que je puisse le tenir, en sachant qu'avec la CAN je vais manquer cinq ou six journées... Je me sens capable de grandes et belles choses cette saison. Je veux pulvériser tous les records et je vais m'en donner les moyens, croyez-moi !

Cela fait plus de sept ans que vous évoluez en Liga espagnole et vous présentez un bilan honorable : 87 buts en 180 matchs. Est-ce le championnat qui vous correspond le mieux ou avez-vous d'autres aspirations ?

Samuel Eto'o. J'aime le championnat espagnol et je me sens vraiment bien à Barcelone. Au Barça, je ne suis entouré que d'internationaux, tous de très bons joueurs, avec lesquels je m'entends bien. Avant de signer à Barcelone, j'ai néanmoins eu d'autres contacts : Marseille, Lyon et Chelsea. Avant de me décider, j'ai consulté Roger Milla, qui compte beaucoup dans ma vie, et qui est comme mon père. On a pesé le pour et le contre. Marseille, ça me tentait pour le côté historique et la ferveur populaire qui entoure le club. J'adore ce public. Lyon, ça m'aurait bien plu aussi. Ça ne s'est pas fait car le président Aulas n'a pas osé faire l'effort financier. Peut-être avait-il des doutes sur moi ? Je ne sais pas. Il faudrait lui poser la question. En tout cas, je me serais bien vu à Lyon... Chelsea ? C'était flatteur, mais c'était trop tôt. Il y avait la barrière de la langue, une autre culture à découvrir et à assimiler... Je ne me sentais pas prêt. Finalement, j'ai écouté les conseils du « Vieux Lion » et j'ai opté pour un club stable et ambitieux : le Barça. Aujourd'hui, je ne regrette rien.

Vous parlez de Roger Milla. Quelles relations entretenez-vous avec lui ?

Samuel Eto'o. Il est comme mon père. Roger, c'était mon idole, mon modèle quand j'étais gamin. La première fois que je l'ai vu, c'était à la veille d'un match Cameroun-Zambie, à Douala. Je devais avoir six ou sept ans. Il m'avait donné sa paire de chaussettes à la sortie de l'entraînement. J'étais fou ! Pour moi, c'est une légende, le meilleur footballeur africain de tous les temps. Lui seul savait tout faire avec un ballon. Souvent, je l'appelle après les matchs pour un débriefing, pour avoir son analyse critique sur ma prestation. Je sais par exemple que je
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