Gbagbo rattrapé par son discours de 99 : il traite Aruna Dindane d'étranger
Le Patriote (Abidjan)
11 Octobre 2005
Publié sur le web le 11 Octobre 2005
Bakary Nimaga
Contrairement à son discours d'opposant où il tentait de se démarquer de l'exclusion, Gbagbo flirte avec la xénophobie.
Dans son obsession à vouloir récupérer politiquement la qualification des Eléphants pour la coupe du Monde, le Président Laurent Gbagbo n'est pas parvenu à masquer son attrait pour la hiérarchisation des Ivoiriens. Fonctionnant plus comme le chef d'un clan au lieu d'être le chef d'une nation, Gbagbo a lancé des piques à l'endroit de Aruna Dindane, l'attaquant de race des Eléphants. Par des mots en déphasage avec le contexte, il a traité Aruna de « naturalisé ». Une sortie qui en dit long sur les motivations d'un des promoteurs du nationalisme et du patriotisme galvaudés. En tout état de cause, un discours en rupture d'avec ses propos de novembre 99, dans le journal panafricain « Continental », sur la question de l'Ivoirité : « Ce mot ne fait pas partie de mon vocabulaire.
La question devrait être posée à ceux qui l'ont inventé et qui l'emploient. Moi, je suis foncièrement contre ce concept, à mon sens dangereux, parce qu'instituant des citoyens de plusieurs ordres et étant l'expression de la faiblesse. De toute façon, la loi de 1994 qui est à l'origine du concept d'Ivoirité est mauvaise. Il faut contester l'homme sur la base de ce qu'il fait et non pas de ce qu'il est. La Côte d'Ivoire est un pays qui tire, en partie, sa force de l'intégration et de la contribution de nombreux citoyens qui sont venus et qui ont mené avec nous, la lutte pour l'indépendance, qui sont venus et qui ont pris une part active au développement économique de ce pays ». Gbagbo a certainement oublié sa parole d'antan et a jugé Aruna Dindane, non pas sur sa contribution à la qualification des Eléphants mais sur des considérations surannées comme le tribalisme et la préférence nationale. Depuis 2000, la Refondation s'est approprié sur la théorie de la catégorisation des citoyens, pour servir des causes obscures.
Le Patriote (Abidjan)
11 Octobre 2005
Publié sur le web le 11 Octobre 2005
Bakary Nimaga
Contrairement à son discours d'opposant où il tentait de se démarquer de l'exclusion, Gbagbo flirte avec la xénophobie.
Dans son obsession à vouloir récupérer politiquement la qualification des Eléphants pour la coupe du Monde, le Président Laurent Gbagbo n'est pas parvenu à masquer son attrait pour la hiérarchisation des Ivoiriens. Fonctionnant plus comme le chef d'un clan au lieu d'être le chef d'une nation, Gbagbo a lancé des piques à l'endroit de Aruna Dindane, l'attaquant de race des Eléphants. Par des mots en déphasage avec le contexte, il a traité Aruna de « naturalisé ». Une sortie qui en dit long sur les motivations d'un des promoteurs du nationalisme et du patriotisme galvaudés. En tout état de cause, un discours en rupture d'avec ses propos de novembre 99, dans le journal panafricain « Continental », sur la question de l'Ivoirité : « Ce mot ne fait pas partie de mon vocabulaire.
La question devrait être posée à ceux qui l'ont inventé et qui l'emploient. Moi, je suis foncièrement contre ce concept, à mon sens dangereux, parce qu'instituant des citoyens de plusieurs ordres et étant l'expression de la faiblesse. De toute façon, la loi de 1994 qui est à l'origine du concept d'Ivoirité est mauvaise. Il faut contester l'homme sur la base de ce qu'il fait et non pas de ce qu'il est. La Côte d'Ivoire est un pays qui tire, en partie, sa force de l'intégration et de la contribution de nombreux citoyens qui sont venus et qui ont mené avec nous, la lutte pour l'indépendance, qui sont venus et qui ont pris une part active au développement économique de ce pays ». Gbagbo a certainement oublié sa parole d'antan et a jugé Aruna Dindane, non pas sur sa contribution à la qualification des Eléphants mais sur des considérations surannées comme le tribalisme et la préférence nationale. Depuis 2000, la Refondation s'est approprié sur la théorie de la catégorisation des citoyens, pour servir des causes obscures.

