Interview: Gérard Dreyfus 2epartie
L P : Comment jugez-vous le parcours des Eléphants?
G D : Très bon dans la première moitié avec 4 victoires pour une défaite à l’extérieur. Plus laborieux, lors de la phase retour, deux points de moins, mais surtout perte de qualité de jeu. Et puis la Côte d’Ivoire a connu 2 défaites contre le même adversaire ce qui doit l’encourager à ne pas céder au triomphalisme béat. La marge de progrès est encore très forte.
L P : Que faut-il aux Eléphants pour avoir un niveau supérieur à ce qu’on a pu voir jusqu’ici?
G D : Du travail, du travail encore, du travail toujours. A cet égard, la CAN doit servir de répétition générale, éventuellement de tester de nouvelles combinaisons, des joueurs qui sont dans l’antichambre de la sélection. Revoir le dispositif défensif, améliorer le rendement du milieu de terrain afin de garantir l’efficacité d’une ligne d’attaque digne des meilleures sélections.
L P : Quel est votre avis sur les prestations de Kalou Bonaventure considérées comme un joueur qui joue en deçà de sa valeur en sélection nationale?
G D : De toute évidence, il a un problème de positionnement. Est-il un milieu très offensif, un attaquant, un constructeur ou un formidable remiseur. Je crois que l’entraîneur doit en parler avec lui et avec les hommes de pointe. Je me souviens de l’époque où on disait que le duo Giresse-Platini ne fonctionnerait jamais. C’est le rôle de l’entraîneur d’harmoniser des jeux qui peuvent paraître trop similaires. Cela ne peut se faire que par la discussion et le dialogue. Si Bonaventure et ses camarades sont bien dans leur peau, alors le rendement de l’ensemble s’en trouvera bonifié.
LP : Il y a aussi Henri Michel qui n’est pas épargné par les critiques?
G D : Le bon entraîneur, je l’ai toujours dit, est celui qui gagne. C’est ainsi que les supporters et les dirigeants le jugent. Les spectateurs se sont sentis humiliés par la défaite du 04 septembre. Il fallait un coupable. Henri Michel était naturellement désigné. C’est, par essence, le fusible naturel. Ce que je sais, c’est qu’Henri Michel a été un grand joueur, un international brillant, un entraîneur récompensé. C’est, sans la moindre hésitation, un homme de football qui, en la matière, n’a de leçon à recevoir de personne. Mais, humainement parlant, c’est un homme abîmé par la manière dont il a été traité en France et, sans doute, n’a-t-il pas un caractère facile. Je ne le connais pas assez pour en parler. Et puis, pendant le match
L P : Comment jugez-vous le parcours des Eléphants?
G D : Très bon dans la première moitié avec 4 victoires pour une défaite à l’extérieur. Plus laborieux, lors de la phase retour, deux points de moins, mais surtout perte de qualité de jeu. Et puis la Côte d’Ivoire a connu 2 défaites contre le même adversaire ce qui doit l’encourager à ne pas céder au triomphalisme béat. La marge de progrès est encore très forte.
L P : Que faut-il aux Eléphants pour avoir un niveau supérieur à ce qu’on a pu voir jusqu’ici?
G D : Du travail, du travail encore, du travail toujours. A cet égard, la CAN doit servir de répétition générale, éventuellement de tester de nouvelles combinaisons, des joueurs qui sont dans l’antichambre de la sélection. Revoir le dispositif défensif, améliorer le rendement du milieu de terrain afin de garantir l’efficacité d’une ligne d’attaque digne des meilleures sélections.
L P : Quel est votre avis sur les prestations de Kalou Bonaventure considérées comme un joueur qui joue en deçà de sa valeur en sélection nationale?
G D : De toute évidence, il a un problème de positionnement. Est-il un milieu très offensif, un attaquant, un constructeur ou un formidable remiseur. Je crois que l’entraîneur doit en parler avec lui et avec les hommes de pointe. Je me souviens de l’époque où on disait que le duo Giresse-Platini ne fonctionnerait jamais. C’est le rôle de l’entraîneur d’harmoniser des jeux qui peuvent paraître trop similaires. Cela ne peut se faire que par la discussion et le dialogue. Si Bonaventure et ses camarades sont bien dans leur peau, alors le rendement de l’ensemble s’en trouvera bonifié.
LP : Il y a aussi Henri Michel qui n’est pas épargné par les critiques?
G D : Le bon entraîneur, je l’ai toujours dit, est celui qui gagne. C’est ainsi que les supporters et les dirigeants le jugent. Les spectateurs se sont sentis humiliés par la défaite du 04 septembre. Il fallait un coupable. Henri Michel était naturellement désigné. C’est, par essence, le fusible naturel. Ce que je sais, c’est qu’Henri Michel a été un grand joueur, un international brillant, un entraîneur récompensé. C’est, sans la moindre hésitation, un homme de football qui, en la matière, n’a de leçon à recevoir de personne. Mais, humainement parlant, c’est un homme abîmé par la manière dont il a été traité en France et, sans doute, n’a-t-il pas un caractère facile. Je ne le connais pas assez pour en parler. Et puis, pendant le match

