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Koutaba Koutaba a écrit le 11 octobre 2005 à 9h40
Le cache-sexe est tombé


L’équipe nationale de football du Cameroun ne prendra pas part à la prochaine coupe du monde de la discipline qui se joue en 2006 en Allemagne. Le sort en a décidé ainsi, samedi 8 octobre dernier au stade Omnisports Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Alors qu’il leur fallait venir à bout des Pharaons de l’Egypte pour obtenir leur ticket qualificatif – l’unique du groupe 3 des éliminatoires Can/Mondial 2006 zone Afrique que les Lions Indomptables se disputaient à distance avec les Eléphants de la Côte d’Ivoire – pour ce Mondial allemand, le capitaine Rigobert Song Bahanag et ses coéquipiers ont fait nul (1 but partout) dans leur antre de Mfandena, dans la capitale camerounaise, avec l’équipe nationale de football égyptienne.
Cette élimination, la deuxième du genre après celle de 1985 face à la Zambie dans le cadre de la coupe du monde de football 1986 jouée au Mexique – à l’époque, les Lions Indomptables avaient été éliminés au premier tour des préliminaires en Afrique par la Zambie vainqueur 4 buts à 1 chez elle à Lusaka et auteur d’un nul 1 but partout à Yaoundé –, a certes plongé les Camerounais dans une grande tristesse mais, elle a aussi amené les uns et les autres, des observateurs avertis du football, à dire qu’il est grand temps de poser les problèmes du sport camerounais en général. Ceux du football en particulier car, comment comprendre que, pour ce qui est du football qui, ces trente dernières années a presque tout donné au Cameroun, ce pays n’ait aucune infrastructure digne pour sa pratique. Au cours de son reportage du match, un confrère de la Crtv-télé a, à un moment, dit que le match se jouait au stade militaire de Yaoundé. Un lapsus certes, mais révélateur du fait que l’infrastructure de référence pour la pratique du football national dans la grande capitale du Cameroun, quarante-cinq après l’indépendance du pays, n’est rien d’autre que le stade militaire qui est tout, sauf un stade de football.
En fait, au Cameroun, les multiples victoires des Lions Indomptables ont toujours été l’arbre qui cache la forêt. Utilisées à leurs fins personnels par les gouvernants – le chef de l’Etat Paul Biya n’avait-il pas déjà pensé à une récupération politique en promettant une prime spéciale dont le montant n’a pas été dévoilé aux Lions Indomptables en cas de qualification pour le Mondial allemand ? –, les victoires de l’équipe nationale de football étaient aussi un moyen de consolation du peuple camerounais, otage d’un système comp
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