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Panafrikin Panafrikin de kemet a écrit le 4 octobre 2005 à 19h49
13 Septembre 1958 : La France assassine le leader nationaliste kamerunais Ruben Um Nyobe
13/09/2005

Le 13 septembre 1958, celui dont le savant historien Cheikh Anta Diop disait qu’il fût le seul leader francophone avec Sékou Touré a avoir été clairement indépendantiste dans les années 50, mourait assassiné par les troupes coloniales françaises dans le maquis kamerunais de Boumnyébel, dans le contexte d’un génocide impérialiste qui aurait coûté un demi million de vies au Kamerun.

Ruben Um Nyobé démarre sa carrière à l’ombre du syndicalisme des années 40 qui commence à organiser une élite de lettrés et un prolétariat urbain kamerunais en force de revendication. La France accentue sa violence coloniale presque paradoxalement à la fin de la 2ème guerre mondiale, ce qui suscite des réactions locales de plus en plus aigues. Un pays qui venait de subir l’arbitraire de l’annexion et de l’occupation allemande, la France, et qui avait dû son salut en grande partie à l’héroïsme des troupes africaines, dont une partie provenait du Kamerun, allait imposer sur ces populations hier à son secours, une chape de plomb et une puissance de feu à nul autre destructeur effet.

Ruben Um Nyobé crée l’Union des Populations du Cameroun en 1948, et structure son parti avec un charisme que bien peu lui contesteront, à commencer par les autorités françaises, en vue de prendre part au débat démocratique. Son rayonnement grandissant gêne les autorités coloniales qui l’excluent progressivement et par maintes manigances et manipulations du jeu politique, avant sa définitive mise en illégalité.

Jusque là l’UPC et son leader, affectueusement appelé Mpodol -Prophète en langue bassa- inscrivant son action dans une volonté unitaire et indépendantiste transethnique, n’avait de cesse de conduire le peuple kamerunais à l’autodétermination, à l’exercice de la pleine souveraineté par la conquête démocratique de l’exécutif. Plaidant par plusieurs fois la cause kamerunaise à l’ONU, diffusant son message politique par médias interposés, prenant part à des échanges, propositions -même à la France- voulus constructifs avec les différentes forces politiques et civiles, Um Nyobé dans sa foi inébranlable ne négligera jamais les moyens pacifiques du combat politique, loin de là. L’instruction et l’éducation politiques des populations étaient au cœur de son action quotidienne, jusque dans le maquis.

L’année 1955 marque un tournant décisif dans la lutte du parti UPC et de celle de son Secrét
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