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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Toguy Toguy a écrit le 23 février 2021 à 16h39
Deux comités concurrents

Depuis la diffusion de ce verdict, la Fifa a assuré « avoir pris acte de cette décision » et demandé au bureau en place d’assurer à titre intérimaire la gestion des affaires courantes de la Fécafoot, dans l’attente d’une nouvelle élection à la tête de la fédération. Maintenu dans ses fonctions à titre provisoire, Seidou Mbombo Njoya poursuit ainsi son mandat. Il envisage dès le 27 février la reprise des championnats locaux qui avaient été arrêtés suite à une autre procédure judiciaire du TAS au sujet de la ligue professionnelle de football (LFPC).

Mais Abdouraman Hamadou et ses soutiens – membres de l’assemblée générale de 2009 qui constitue selon eux le seul collège électoral valable, les autres ayant été invalidés par le TAS – ont de leur côté mis en place un comité exécutif provisoire qui prétend tirer sa légalité de l’article 30 des derniers textes reconnus de cette fédération. Faisant fi de la position des autorités camerounaises, qui penchent du côté de la Fifa, ils envisagent eux aussi l’organisation prochaine d’un championnat, mais surtout de réviser les statuts du code électoral.

En attendant l’épilogue de cet interminable feuilleton, Abdouraman Hamadou s’impose comme l’une des pièces maîtresse du processus de sortie de crise à la fédération.

Mohammed Iya, l’ex-mentor

Mais comment ce titulaire d’un baccalauréat scientifique, obtenu en 1991 au lycée classique de Garoua, parvient-il à mettre en échec des théoriciens du droit réputés, à l’instar du constitutionaliste Joseph Owona, du juriste James Moungue Kobila et des avocats comme Dieudonné Happi et Marcelle Denise Ambomo, dont il a à chaque fois trouvé des failles dans leur rédaction des statuts de la Fécafoot ?

Cette abnégation trouve en partie ses racines dans la rencontre fortuite entre deux individus, le 13 février 2000, dans la salle des banquets du haut-commissariat du Cameroun, à Lagos.

Ce jour-là, Abdouraman Hamadou, jeune opérateur économique de passage dans la capitale nigériane où les Lions indomptables viennent de remporter la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), fait la rencontre de Mohammed Iya, alors président par intérim de la Fécafoot.

Le courant passe immédiatement entre les deux natifs de Garoua qui échangent en fufuldé. L’ancien président de la Sodecoton le sollicite immédiatement à se
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