Un vide immense
Le cœur du « Lion », fragile au point de lui valoir une transplantation cardiaque en 2012 et deux mois de convalescence en France cette année, en mai et juin, après un infarctus, a lâché. Amadou Gon Coulibaly, celui qui a cheminé trente ans durant dans l’ombre de son mentor sans une seule anicroche, celui qui souffrait de devoir prendre la lumière pour être président à sa place et qui ne vivait que pour servir son chef, n’est plus. Il laisse autour de ce dernier un vide immense. Plus de Premier ministre, plus de dauphin, plus de confident, plus de « fils ».
À LIRE La dernière interview d’Amadou Gon Coulibaly à Jeune Afrique
Le sort s’acharne : au même moment, le vice-président Daniel Kablan Duncan, autre proche parmi les proches et vieux compagnon de route, contraint Ouattara à rendre publique sa démission, remise fin février. Ce n’est pas une foucade décidée un soir de déprime : Kablan avait déjà envoyé une première lettre de démission en… juin 2018. C’est désormais un secret de polichinelle, Kablan nourrissait des ambitions présidentielles, qui se sont heurtées au choix d’AGC.
S’il avait fini par intégrer cette donne, il aurait au moins aimé que les formes soient mises, qu’une primaire ou une sorte de consultation aient été organisées pour désigner le dauphin, sentir que le chef hésitait. Kablan n’a guère supporté ce qu’il a ressenti comme un manque de considération et a préféré se retirer la tête haute.
« Préserver la stabilité du pays »
Du fameux conseil présidentiel, ce quatuor des plus proches collaborateurs d’ADO constitué d’Amadou Gon Coulibaly, de Daniel Kablan Duncan, du ministre d’État de la Défense, Hamed Bakayoko, et de Patrick Achi ne restent donc que les deux derniers cités.
LA VOIE ROYALE ANNONCÉE EN MARS DERNIER A AUJOURD’HUI DES ALLURES DE CHEMIN DE CROIX
Sans oublier les portes claquées précédemment par d’autres anciens alliés comme Henri Konan Bédié et Guillaume Soro mais aussi, plus récemment, par Marcel Amon-Tanoh ou Albert Toikeusse Mabri. La voie royale annoncée en mars dernier, quand un Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) au faîte de sa puissance désignait Amadou Gon Coulibaly comme candidat à la présidentielle du 31 octobre, a aujourd’hui des allures de chemin de croix…
À LIRE Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara a choisi le succe
Le cœur du « Lion », fragile au point de lui valoir une transplantation cardiaque en 2012 et deux mois de convalescence en France cette année, en mai et juin, après un infarctus, a lâché. Amadou Gon Coulibaly, celui qui a cheminé trente ans durant dans l’ombre de son mentor sans une seule anicroche, celui qui souffrait de devoir prendre la lumière pour être président à sa place et qui ne vivait que pour servir son chef, n’est plus. Il laisse autour de ce dernier un vide immense. Plus de Premier ministre, plus de dauphin, plus de confident, plus de « fils ».
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Le sort s’acharne : au même moment, le vice-président Daniel Kablan Duncan, autre proche parmi les proches et vieux compagnon de route, contraint Ouattara à rendre publique sa démission, remise fin février. Ce n’est pas une foucade décidée un soir de déprime : Kablan avait déjà envoyé une première lettre de démission en… juin 2018. C’est désormais un secret de polichinelle, Kablan nourrissait des ambitions présidentielles, qui se sont heurtées au choix d’AGC.
S’il avait fini par intégrer cette donne, il aurait au moins aimé que les formes soient mises, qu’une primaire ou une sorte de consultation aient été organisées pour désigner le dauphin, sentir que le chef hésitait. Kablan n’a guère supporté ce qu’il a ressenti comme un manque de considération et a préféré se retirer la tête haute.
« Préserver la stabilité du pays »
Du fameux conseil présidentiel, ce quatuor des plus proches collaborateurs d’ADO constitué d’Amadou Gon Coulibaly, de Daniel Kablan Duncan, du ministre d’État de la Défense, Hamed Bakayoko, et de Patrick Achi ne restent donc que les deux derniers cités.
LA VOIE ROYALE ANNONCÉE EN MARS DERNIER A AUJOURD’HUI DES ALLURES DE CHEMIN DE CROIX
Sans oublier les portes claquées précédemment par d’autres anciens alliés comme Henri Konan Bédié et Guillaume Soro mais aussi, plus récemment, par Marcel Amon-Tanoh ou Albert Toikeusse Mabri. La voie royale annoncée en mars dernier, quand un Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) au faîte de sa puissance désignait Amadou Gon Coulibaly comme candidat à la présidentielle du 31 octobre, a aujourd’hui des allures de chemin de croix…
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