La question des mingong est indissociable de celle du hukou, héritage de traditions séculaires, qui vise à fixer les populations. « Hukou » désigne à la fois le système d'enregistrement des résidents, qui donne un droit de résidence, et la carte de résident qui leur donne droit aux différents services locaux (écoles, hôpitaux, etc). Ce système ne permet pas de changer librement de lieu de résidence sans l'autorisation de s'installer dans la nouvelle ville. Sans quoi la carte de résident n'est pas délivrée et il n'est pas possible d'accéder aux services publics locaux (école, services de santé, etc.)[2].
Avec l'essor économique que connaît la Chinedepuis son ouverture au monde à partir de 1979, d'importants besoins en main-d'œuvre sont apparus dans et autour des grandes villes, autant dans les usines qui s'y créent que dans les chantiers de construction et les programmes de travaux publics. Ces activités attirent en masse des travailleurs venus des zones rurales, qui ne peuvent pas s'établir officiellement à cause du système du hukou. De plus, les familles restées à la campagne y disposent d'une parcelle de terre qu'elles peuvent continuer d'occuper et de cultiver. Le système du hukou contribue à faire des travailleurs migrants, privés des droits et d'accès aux services publics locaux, des travailleurs clandestins.
Avec l'essor économique que connaît la Chinedepuis son ouverture au monde à partir de 1979, d'importants besoins en main-d'œuvre sont apparus dans et autour des grandes villes, autant dans les usines qui s'y créent que dans les chantiers de construction et les programmes de travaux publics. Ces activités attirent en masse des travailleurs venus des zones rurales, qui ne peuvent pas s'établir officiellement à cause du système du hukou. De plus, les familles restées à la campagne y disposent d'une parcelle de terre qu'elles peuvent continuer d'occuper et de cultiver. Le système du hukou contribue à faire des travailleurs migrants, privés des droits et d'accès aux services publics locaux, des travailleurs clandestins.

