COMMENTAIRES ET RÉFLEXIONS DE L'U.P.C.
1) L'Union des Populations du Cameroun (U.P.C.) telle qu'elle a été conçue, organisée et mise en pratique par Ruben Um Nyobe, son fondateur, condamne la violence sous toutes ses formes.
2) Elle encourage l'Unité nationale et condamne, par conséquent, le tribalisme, surtout lorsque celui-ci prend une forme hégémonique et dominatrice.
3) Des héritiers spirituels de Um Nyobe restent fidèles à ses idéaux. Ils ne cautionnent pas les rencontres tendant à déstabiliser le pays par la domination d'une tribu sur les autres.
4) L'Église Catholique est universelle et l'U.P.C. ne pense pas qu'un prélat ambitieux – fut-il consulteur de sa Sainteté ou recteur d'une université catholique puisse s'en emparer pour imposer sa volonté diabolique à l'ensemble de l'épiscopat camerounais.
5) Après avoir tenté de mouiller l'U.P.C. en passant par Ernest Ouandie, Monseigneur Ndongmo cherche maintenant à compromettre l'Église Catholique. Cet éminent prélat a-t-il seulement tiré les enseignements de son procès de 1971 ou des événements du 6 avril 1984 ?
6) Une tribu qui se disperse à travers les quatre coins du territoire national non pour y apporter son dynamisme, mais au contraire pour s'emparer des terrains et s'accaparer des moyens économiques, souvent par des procédés frauduleux, sème les germes de la guerre civile.
7) Les B amilékés doivent savoir que s'ils veulent créer au Cameroun une situation semblable à celle du Liban, l'U.P.C. ne l'admettra jamais, par respect et fidélité pour ses principes[2].
Yaoundé, le 7 mai 1987.
1) L'Union des Populations du Cameroun (U.P.C.) telle qu'elle a été conçue, organisée et mise en pratique par Ruben Um Nyobe, son fondateur, condamne la violence sous toutes ses formes.
2) Elle encourage l'Unité nationale et condamne, par conséquent, le tribalisme, surtout lorsque celui-ci prend une forme hégémonique et dominatrice.
3) Des héritiers spirituels de Um Nyobe restent fidèles à ses idéaux. Ils ne cautionnent pas les rencontres tendant à déstabiliser le pays par la domination d'une tribu sur les autres.
4) L'Église Catholique est universelle et l'U.P.C. ne pense pas qu'un prélat ambitieux – fut-il consulteur de sa Sainteté ou recteur d'une université catholique puisse s'en emparer pour imposer sa volonté diabolique à l'ensemble de l'épiscopat camerounais.
5) Après avoir tenté de mouiller l'U.P.C. en passant par Ernest Ouandie, Monseigneur Ndongmo cherche maintenant à compromettre l'Église Catholique. Cet éminent prélat a-t-il seulement tiré les enseignements de son procès de 1971 ou des événements du 6 avril 1984 ?
6) Une tribu qui se disperse à travers les quatre coins du territoire national non pour y apporter son dynamisme, mais au contraire pour s'emparer des terrains et s'accaparer des moyens économiques, souvent par des procédés frauduleux, sème les germes de la guerre civile.
7) Les B amilékés doivent savoir que s'ils veulent créer au Cameroun une situation semblable à celle du Liban, l'U.P.C. ne l'admettra jamais, par respect et fidélité pour ses principes[2].
Yaoundé, le 7 mai 1987.

