C'ETAIT EN 2011 QUAND LA CRISE ANGLOPHONE N'EXISTAIT PAS ENCORE.LA GRANDEUR D'UN HOMME SE VOIT DANS SA VISION ET SA CAPACITE A ANTICIPER AVANT LE DESASTRE.NOUS VOICI DONT DANS UN GENOCIDE AU NOSO.VOILA
Maurice KAMTO, Un Visionnaire, Toujours en avance sur son temps.
« La Nation camerounaise se fissure silencieusement, sous la puissance tellurique des haines grégaires incompréhensibles mais fantasmées, puis alimentées et rendues acceptables. Je ne pouvais me résoudre à regarder indéfiniment instiller dans notre société ce venin du tribalisme qui empoisonnerait l’âme et la vie de la Nation camerounaise pour des générations encore.
Le siècle avance cependant que le pays piétine. L’unanimisme politique a repris le dessus et la « démocratie camerounaise » régresse, n’offrant plus au peuple camerounais que le choix improbable entre un parti-Etat et lui-même. L’état de droit bégaie devant tant de violences inutiles et de familles qui crient justice en vain.
La tragédie se noue à nos portes et nous refusons de voir : les conditions de vie infrahumaine du plus grand nombre et le chômage massif des jeunes, mêlés au chaos urbain, annoncent les explosions sociales à venir.
Les replis identitaires nous appellent en urgence à la réflexion sur le vivre ensemble dans notre patrie commune, y compris en entendant la parole de nos compatriotes Anglophones dont le mal-être ruine progressivement la ferveur des retrouvailles fraternelles de 1961 et expose le pays à la déchirure.»
Extrait de la lettre de démission du gouvernement de Maurice KAMTO, novembre 2011.
Maurice KAMTO, Un Visionnaire, Toujours en avance sur son temps.
« La Nation camerounaise se fissure silencieusement, sous la puissance tellurique des haines grégaires incompréhensibles mais fantasmées, puis alimentées et rendues acceptables. Je ne pouvais me résoudre à regarder indéfiniment instiller dans notre société ce venin du tribalisme qui empoisonnerait l’âme et la vie de la Nation camerounaise pour des générations encore.
Le siècle avance cependant que le pays piétine. L’unanimisme politique a repris le dessus et la « démocratie camerounaise » régresse, n’offrant plus au peuple camerounais que le choix improbable entre un parti-Etat et lui-même. L’état de droit bégaie devant tant de violences inutiles et de familles qui crient justice en vain.
La tragédie se noue à nos portes et nous refusons de voir : les conditions de vie infrahumaine du plus grand nombre et le chômage massif des jeunes, mêlés au chaos urbain, annoncent les explosions sociales à venir.
Les replis identitaires nous appellent en urgence à la réflexion sur le vivre ensemble dans notre patrie commune, y compris en entendant la parole de nos compatriotes Anglophones dont le mal-être ruine progressivement la ferveur des retrouvailles fraternelles de 1961 et expose le pays à la déchirure.»
Extrait de la lettre de démission du gouvernement de Maurice KAMTO, novembre 2011.

