General NewsSun, 8 Dec 2019
Les révélations de Kamto à JeuneAfrique sur Paul Biya et sa retraite anticipée
Jeune Afrique Nouveau
La bataille Kamto-Biya se poursuit sur le plan diplomatique
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Deux mois après sa libération, il est bel et bien de retour dans l'arène politique Tout en justifiant le boycott des élections de février, le leader de l'opposition prône le dialogue et l'apaisement.
Jeune Afrique : Votre parti, le MRC, a annoncé qu'il ne participerait pas aux scrutins de février 2020. Pourquoi ?
Maurice Kamto : Il y a deux principales raisons. Premièrement, nous ne pouvons pas aller aux élections sans que les conditions soient réunies pour que les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest puissent se rendre aux urnes. Cela reviendrait à exclure ces deux régions du jeu républicain, en matière de gouvernance locale et de représentation à l'Assemblée nationale. Comme si nous nous résignions à acter, de fait, une partition de notre pays. Deuxièmement, notre système électoral a montré ses limites, il faut le réformer. Nous avons élaboré une proposition de loi en 2014 et nous l'avons déposée à l'Assemblée, mais elle n'a toujours pas été portée à l'attention de son bureau.
Dans ces conditions, pourquoi avoir été candidat à l'élection présidentielle de 2018?
Parce que nous espérions parvenir à mobiliser les électeurs et à bien surveiller les opérations de vote et parce que ce scrutin représentait aussi une chance de régler les problèmes du pays. Cela étant, il nous a donné l'occasion de démontrer, lors de l'examen du contentieux électoral devant le Conseil constitutionnel, que les lois n'étaient pas bonnes et que, effectivement, il était plus que temps de les réformer pour éviter les crises postélectorales.
Mais le gouvernement ne paraît pas pressé de faire évoluer les textes...
Pourtant, même la communauté internationale le lui demande avec insistance. Il ne vous a pas échappé que, dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Parlement européen a insisté que le système électoral soit réformé avant tout nouveau scrutin. Et le Congrès américain ainsi que le Parlement canadien ne disent pas autre chose.
Souhaitez-vous le report des prochaines élections?
Naturellement, et nous l'avons clairement dit. Nous aurions pu y aller pourtant, et nous aurions gagné, tant notre popularité est grande. Mais nous pensons qu'
Les révélations de Kamto à JeuneAfrique sur Paul Biya et sa retraite anticipée
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La bataille Kamto-Biya se poursuit sur le plan diplomatique
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Deux mois après sa libération, il est bel et bien de retour dans l'arène politique Tout en justifiant le boycott des élections de février, le leader de l'opposition prône le dialogue et l'apaisement.
Jeune Afrique : Votre parti, le MRC, a annoncé qu'il ne participerait pas aux scrutins de février 2020. Pourquoi ?
Maurice Kamto : Il y a deux principales raisons. Premièrement, nous ne pouvons pas aller aux élections sans que les conditions soient réunies pour que les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest puissent se rendre aux urnes. Cela reviendrait à exclure ces deux régions du jeu républicain, en matière de gouvernance locale et de représentation à l'Assemblée nationale. Comme si nous nous résignions à acter, de fait, une partition de notre pays. Deuxièmement, notre système électoral a montré ses limites, il faut le réformer. Nous avons élaboré une proposition de loi en 2014 et nous l'avons déposée à l'Assemblée, mais elle n'a toujours pas été portée à l'attention de son bureau.
Dans ces conditions, pourquoi avoir été candidat à l'élection présidentielle de 2018?
Parce que nous espérions parvenir à mobiliser les électeurs et à bien surveiller les opérations de vote et parce que ce scrutin représentait aussi une chance de régler les problèmes du pays. Cela étant, il nous a donné l'occasion de démontrer, lors de l'examen du contentieux électoral devant le Conseil constitutionnel, que les lois n'étaient pas bonnes et que, effectivement, il était plus que temps de les réformer pour éviter les crises postélectorales.
Mais le gouvernement ne paraît pas pressé de faire évoluer les textes...
Pourtant, même la communauté internationale le lui demande avec insistance. Il ne vous a pas échappé que, dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Parlement européen a insisté que le système électoral soit réformé avant tout nouveau scrutin. Et le Congrès américain ainsi que le Parlement canadien ne disent pas autre chose.
Souhaitez-vous le report des prochaines élections?
Naturellement, et nous l'avons clairement dit. Nous aurions pu y aller pourtant, et nous aurions gagné, tant notre popularité est grande. Mais nous pensons qu'

