Vos partisans se sont beaucoup plaints de tracasseries administratives. Qu'en est-il?
Certains sous-préfets ont pris le parti de refuser de délivrer des actes à certains des candidats de l'opposition qui en demandaient. Je le dis avec gravité, parce que de par leur comportement, ils détruisent la colonne vertébrale de l'administration camerounaise. Il faut expliquer aux sous-préfets que nous ne venons pas les chasser, que nous ne sommes pas leurs ennemis.
Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, était en visite au Cameroun à la fin d'octobre. Il a rencontré le président Biya bien sûr, et plusieurs responsables politiques, dont vous. Vous attendiez-vous à plus ?
Je n'ai pas été déçu parce que je prends les choses comme elles viennent. Il eut été logique, dans le contexte qui est le nôtre, que le ministre des Affaires étrangères d'un pays ami accordât une attention particulière à celui qui, officiellement, est arrivé deuxième à l'élection présidentielle. Cela n'a pas été le cas. Jean-Yves Le Drian a pensé qu'un format avec les dirigeants de tous les partis politiques représentés à l'Assemblée était suffisant. A-t-il obtenu les réponses souhaitées ? Je ne sais pas. Mais il est apparu très clairement qu'il venait accompagner la mise en oeuvre des résolutions du dialogue, et l'on peut se demander si le fait qu'il ait donné l'impression de venir avec une position déjà arrêtée est la bonne manière d'aider à la résolution de la crise multiforme à laquelle nous sommes confrontés. À aucun moment il n'a évoqué la crise en elle-même ou la révision du code électoral.
Certains sous-préfets ont pris le parti de refuser de délivrer des actes à certains des candidats de l'opposition qui en demandaient. Je le dis avec gravité, parce que de par leur comportement, ils détruisent la colonne vertébrale de l'administration camerounaise. Il faut expliquer aux sous-préfets que nous ne venons pas les chasser, que nous ne sommes pas leurs ennemis.
Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, était en visite au Cameroun à la fin d'octobre. Il a rencontré le président Biya bien sûr, et plusieurs responsables politiques, dont vous. Vous attendiez-vous à plus ?
Je n'ai pas été déçu parce que je prends les choses comme elles viennent. Il eut été logique, dans le contexte qui est le nôtre, que le ministre des Affaires étrangères d'un pays ami accordât une attention particulière à celui qui, officiellement, est arrivé deuxième à l'élection présidentielle. Cela n'a pas été le cas. Jean-Yves Le Drian a pensé qu'un format avec les dirigeants de tous les partis politiques représentés à l'Assemblée était suffisant. A-t-il obtenu les réponses souhaitées ? Je ne sais pas. Mais il est apparu très clairement qu'il venait accompagner la mise en oeuvre des résolutions du dialogue, et l'on peut se demander si le fait qu'il ait donné l'impression de venir avec une position déjà arrêtée est la bonne manière d'aider à la résolution de la crise multiforme à laquelle nous sommes confrontés. À aucun moment il n'a évoqué la crise en elle-même ou la révision du code électoral.

