Il faut laisser aux gens désigner leurs représentants et ensuite commencer à reconstruire les villages. Plus de quatre cents ont été détruits, alors quand on demande aux gens de rentrer, on aurait envie de rire. Il faut négocier un cessez-le-feu pour que les sécessionnistes déposent leurs armes, retirer l’armée et le Bataillon d’intervention rapide et laisser la police et la gendarmerie assurer le maintien de l’ordre.
Pour la forme, la majorité des Camerounais pense que le fédéralisme peut régler notre problème. J’étais au début favorable au régionalisme avec un statut spécial pour les régions anglophones. Mais après trois ans de conflit, plus de 12 000 morts d’après ce que l’on dit, plus de 500 000 déplacés internes, 40 000 réfugiés et une économie qui n’existe plus. On ne peut plus s’en tenir aux solutions qui étaient valables auparavant. Il faut voir comment réorganiser l’Etat pour transférer le maximum de pouvoir aux entités régionales. Nous souffrons dramatiquement d’un trop grand centralisme. Un autre danger qui menace le Cameroun est la montée des tensions communautaires.
Pour la forme, la majorité des Camerounais pense que le fédéralisme peut régler notre problème. J’étais au début favorable au régionalisme avec un statut spécial pour les régions anglophones. Mais après trois ans de conflit, plus de 12 000 morts d’après ce que l’on dit, plus de 500 000 déplacés internes, 40 000 réfugiés et une économie qui n’existe plus. On ne peut plus s’en tenir aux solutions qui étaient valables auparavant. Il faut voir comment réorganiser l’Etat pour transférer le maximum de pouvoir aux entités régionales. Nous souffrons dramatiquement d’un trop grand centralisme. Un autre danger qui menace le Cameroun est la montée des tensions communautaires.

