Vous avez été relâché sur instruction de Paul Biya. Vous sentez-vous pleinement libre aujourd’hui ?
Je suis toujours prisonnier car mes camarades sont encore en prison. Mon esprit est chaque jour avec eux et je travaille avec nos avocats pour obtenir leur libération. Je ne suis donc pas totalement libre. Par ailleurs, je suis confronté aux difficultés, plus encore qu’avant mon arrestation, de faire travailler mon parti. La police a empêché des séances d’adhésion massive. Il nous parvient des menaces récurrentes sur notre propre sécurité. On parle d’assassinats physiques, d’une machination pour nous accuser d’avoir importé des armes pour déstabiliser le pays. Mais rien ne nous dissuadera de poursuivre le cours de notre vie.
Je suis toujours prisonnier car mes camarades sont encore en prison. Mon esprit est chaque jour avec eux et je travaille avec nos avocats pour obtenir leur libération. Je ne suis donc pas totalement libre. Par ailleurs, je suis confronté aux difficultés, plus encore qu’avant mon arrestation, de faire travailler mon parti. La police a empêché des séances d’adhésion massive. Il nous parvient des menaces récurrentes sur notre propre sécurité. On parle d’assassinats physiques, d’une machination pour nous accuser d’avoir importé des armes pour déstabiliser le pays. Mais rien ne nous dissuadera de poursuivre le cours de notre vie.

