UN PAYS, DEUX PUISSANCES COLONIALES
À l’indépendance, au début des années 1960, une partie du territoire quitte vers le Nigeria, l’autre — formée d’une forte majorité francophone et d’une minorité anglophone — reste soudée au sein d’un fédéralisme qui aurait dû permettre aux deux communautés un développement parallèle.
La descente aux enfers commence en 1972 avec un référendum abolissant le fédéralisme. Dans la nouvelle République unie du Cameroun, la minorité anglophone — concentrée dans les deux provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest — se sent marginalisée, défavorisée.
Les appels à l’autodétermination commencent à se faire entendre dans les années 1990 avec des poussées de fièvre au début des années 2000 lors des célébrations du 40e anniversaire de l’indépendance camerounaise.
Les dernières tensions, les plus graves jusqu’à maintenant, ont éclaté à la fin de 2016, alors que des enseignants anglophones rejetaient la nomination de responsables francophones dans leurs régions et que des avocats exigeaient, toujours dans les régions anglophones, la préséance de la « Common law » britannique. Pour les uns qui réclamaient un retour du fédéralisme, d’autres, plus durs, ont appelé à la création d’un État indépendant — l’Ambazonie — dans les régions anglophones.
À l’indépendance, au début des années 1960, une partie du territoire quitte vers le Nigeria, l’autre — formée d’une forte majorité francophone et d’une minorité anglophone — reste soudée au sein d’un fédéralisme qui aurait dû permettre aux deux communautés un développement parallèle.
La descente aux enfers commence en 1972 avec un référendum abolissant le fédéralisme. Dans la nouvelle République unie du Cameroun, la minorité anglophone — concentrée dans les deux provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest — se sent marginalisée, défavorisée.
Les appels à l’autodétermination commencent à se faire entendre dans les années 1990 avec des poussées de fièvre au début des années 2000 lors des célébrations du 40e anniversaire de l’indépendance camerounaise.
Les dernières tensions, les plus graves jusqu’à maintenant, ont éclaté à la fin de 2016, alors que des enseignants anglophones rejetaient la nomination de responsables francophones dans leurs régions et que des avocats exigeaient, toujours dans les régions anglophones, la préséance de la « Common law » britannique. Pour les uns qui réclamaient un retour du fédéralisme, d’autres, plus durs, ont appelé à la création d’un État indépendant — l’Ambazonie — dans les régions anglophones.

