HAAA PAUVRES ANGLOPHONES,VOUS AVEZ COMPRIS UN PEU TARD MAIS TENEZ BON.LA GUERRE DU CONTROLE DE VOTRE PETROLE DOIT CONTINUER ET S'INTENSIFIER POUR CHASSER LA FRANCE ET SON SOUS FIFRE BIYA DE L'AMBAZONIE.
LE RETOUR DU REFOULE
Pour Loïk Le Floch-Prigent, "le président Biya [n'a pris] le pouvoir qu'avec le soutien d'Elf pour contenir la communauté anglophone de ce pays".
Pour de nombreux observateurs, cette succession précipitée serait moins liée à l'état de santé de l'homme fort de Yaoundé qu'à l'avènement de la gauche au pouvoir à Paris, pour la première fois depuis 1958. François Mitterrand arrivé à l'Elysée quelques mois plus tôt, a-t-il cherché à écarter Ahidjo, trop proche de la droite française, pour installer ses propres réseaux à Yaoundé? D'autres y voient une manœuvre pilotée par les dirigeants de l'entreprise pétrolière publique Elf, une hypothèse compatible avec la précédente. Alléchée par les gisements pétroliers découverts au large du Cameroun anglophone, la compagnie aurait alors évincé Ahidjo pour placer à la tête du pays un homme plus malléable. C'est la thèse qu'accréditera au milieu des années 1990 Loïk le Floch-Prigent, P-DG de la multinationale française de 1989 à 1993, lorsque, à l'occasion du scandale politico-financier de l' "affaire Elf", il dévoilera son rôle à l'époque: "c'est grâce à Elf que la France maintient une présence en Afrique francophone et l'élargie à d'autres pays." Après avoir cité le cas du Gabon et du Congo, Le Floch-Prigent mentionne celui du Cameroun, "où le président Biya [n'a pris] le pouvoir qu'avec le soutien d'Elf pour contenir la communauté anglophone de ce pays".
La Guerre du Cameroun, l'invention de la Françafrique. Th. Deltombe, M. Domergue, J. Tatsitsa, Editions La Découverte, Paris, 2016, page 220.
LE RETOUR DU REFOULE
Pour Loïk Le Floch-Prigent, "le président Biya [n'a pris] le pouvoir qu'avec le soutien d'Elf pour contenir la communauté anglophone de ce pays".
Pour de nombreux observateurs, cette succession précipitée serait moins liée à l'état de santé de l'homme fort de Yaoundé qu'à l'avènement de la gauche au pouvoir à Paris, pour la première fois depuis 1958. François Mitterrand arrivé à l'Elysée quelques mois plus tôt, a-t-il cherché à écarter Ahidjo, trop proche de la droite française, pour installer ses propres réseaux à Yaoundé? D'autres y voient une manœuvre pilotée par les dirigeants de l'entreprise pétrolière publique Elf, une hypothèse compatible avec la précédente. Alléchée par les gisements pétroliers découverts au large du Cameroun anglophone, la compagnie aurait alors évincé Ahidjo pour placer à la tête du pays un homme plus malléable. C'est la thèse qu'accréditera au milieu des années 1990 Loïk le Floch-Prigent, P-DG de la multinationale française de 1989 à 1993, lorsque, à l'occasion du scandale politico-financier de l' "affaire Elf", il dévoilera son rôle à l'époque: "c'est grâce à Elf que la France maintient une présence en Afrique francophone et l'élargie à d'autres pays." Après avoir cité le cas du Gabon et du Congo, Le Floch-Prigent mentionne celui du Cameroun, "où le président Biya [n'a pris] le pouvoir qu'avec le soutien d'Elf pour contenir la communauté anglophone de ce pays".
La Guerre du Cameroun, l'invention de la Françafrique. Th. Deltombe, M. Domergue, J. Tatsitsa, Editions La Découverte, Paris, 2016, page 220.

