Jean Bonheur Tchouafa
Prison Centrale de Kondengui le 23 septembre 2019
JE SUIS CANDIDAT À LA PEINE À MORT
À l'heure où les camerounais appellent de tous leurs vœux à la tenue d'un dialogue inclusif pour le retour de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, une centaine d'autres camerounais se trouvant derrière les barreaux de la prison centrale et de la prison principale de Kondengui sont en attente de leur condamnation à la peine à mort et j'en fais partie.
Je serai condamné à mort et pourtant j'ai le coeur léger, drapé de mon costume d'innocence de tous les faits d'hostilité contre la patrie, d'insurrection, de rébellion, de réunion et de manifestations, de complicité d'outrage au Président de la République, d'attroupement à caractère politique, de complicité de dégradation de biens publics ou classés, de complicité de destruction de biens publics ou privés retenus contre moi au tribunal militaire de Yaoundé par un juge militaire alors même que je suis un civil.
Prison Centrale de Kondengui le 23 septembre 2019
JE SUIS CANDIDAT À LA PEINE À MORT
À l'heure où les camerounais appellent de tous leurs vœux à la tenue d'un dialogue inclusif pour le retour de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, une centaine d'autres camerounais se trouvant derrière les barreaux de la prison centrale et de la prison principale de Kondengui sont en attente de leur condamnation à la peine à mort et j'en fais partie.
Je serai condamné à mort et pourtant j'ai le coeur léger, drapé de mon costume d'innocence de tous les faits d'hostilité contre la patrie, d'insurrection, de rébellion, de réunion et de manifestations, de complicité d'outrage au Président de la République, d'attroupement à caractère politique, de complicité de dégradation de biens publics ou classés, de complicité de destruction de biens publics ou privés retenus contre moi au tribunal militaire de Yaoundé par un juge militaire alors même que je suis un civil.

