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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Eva Eva a écrit le 23 septembre 2019 à 18h50
1- en 1979, Maurice Kamto est le principal leader de la toute première grève estudiantine au Cameroun. À cette époque là la licence se fait encore en 4ans; Maurice Kamto est en 4eme année en faculté de droit, c'est-à-dire qu'il est en fin de cycle. Mais cette année là le ministère de l'éducation nationale mène des réformes universitaires et décide de ramener le cursus des étudiants en cycle licence à 3ans. Toutes les facilités en sont concernées, sauf la faculté de droit. Maurice Kamto trouve cela injuste, non pas pour lui car il est en fin de cycle mais pour la justice elle même et pour ses cadets. Alors il lance avec certains de ses camarades courageux un mouvement de grève dans sa faculté qui va secouer les institutions de la capitale. Dans sa lancée, il est reçu aussitôt chez le recteur Mbella Mbappé qui lui demande en quoi il est concerné par la décision ministérielle de modifier les autres cursus sauf celui de la fac de droit, lui qui est en fin de cycle. Il y répondra que c'est une question de PRINCIPE. Le ministre lui propose d'abandonner le mouvement pour intégrer l'ENAM ou l'IRIC après sa licence, il lui oppose un refus. Une réunion est ensuite organisée à l'amphi 700 de l'Université de Yaoundé avec le doyen Meloné et les enseignants, réunion au cours de laquelle pour menacer les meneurs le doyen jette cette phrase: " ne secouez pas le cocotier". ''Tenacement'' Maurice Kamto lui répond avec le point ferme : "on secouera le cocotier, pas pour le faire tomber mais parce que nous avons besoin de ses fruits".

Constatant que ni le recteur, ni le doyen n'entend répondre à leur préoccupation, Maurice Kamto va essayer de rencontrer le président Ahidjo avant d'être chassé à l'entrée de l'arrière du palais présidentiel par le général Oumarou Ndjam Yaya alors colonel à l'époque. Plus tard ses camarades et lui sont invités chez le gouverneur. Dans la salle pleine d'officiers supérieurs on les écoute, on les menace, on les accuse d'être à la solde de forces exogènes anti-françaises et anti-Ahidjo
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