Il est surtout choquant que la Suisse laisse entrer sur son territoire, que ce soit pour un séjour privé ou officiel, un dictateur au pouvoir depuis 37 ans et responsable actuellement d'un génocide dans l'ouest du Cameroun ayant fait plus de 2000 morts en deux ans. Un génocidaire est une personne automatiquement persona non grata en Europe et dans le monde. La Suisse semble faire exception.
Certaines rumeurs prétendent même que Paul Biya aurait acquis la nationalité Suisse. Vrai ou faux? Toujours est-il qu'il serait extrêmement choquant que notre nationalité s'achète ainsi. La présence du dictateur en villégiature à Genève heurte le sens de la justice et met à mal la crédibilité de la Suisse et de Genève comme place de dialogue et comme capitale des droits humains.
La Suisse avait annoncé être médiatrice dans un processus de médiation au sujet du conflit actuel au Cameroun. Pourtant, le gouvernement du Cameroun n'a jamais reconnu s'être engagé dans un tel processus. Quant aux opposants, ils dénoncent le fait que selon l'adage de Staline "ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi se négocie", toute discussion sembler se passer dans le cadre voulu par le vieux dictateur qui brouille les messages et les pistes afin que tout continue comme avant.
Paul Biya a récemment adressé un message aux Camerounais-es dans lequel il annonce vouloir chercher des pistes pour apaiser les tensions. Pourtant, ses principaux opposants sont tous en prison, le professeur Maurice Kamto, vainqueur de la dernière élection présidentielle, ainsi que les principaux leaders anglophones de l'ouest du Cameroun. Que la Suisse se prête à une telle mascarade est inquiétant et provoque la colère des camerounais en exil contre notre pays
Certaines rumeurs prétendent même que Paul Biya aurait acquis la nationalité Suisse. Vrai ou faux? Toujours est-il qu'il serait extrêmement choquant que notre nationalité s'achète ainsi. La présence du dictateur en villégiature à Genève heurte le sens de la justice et met à mal la crédibilité de la Suisse et de Genève comme place de dialogue et comme capitale des droits humains.
La Suisse avait annoncé être médiatrice dans un processus de médiation au sujet du conflit actuel au Cameroun. Pourtant, le gouvernement du Cameroun n'a jamais reconnu s'être engagé dans un tel processus. Quant aux opposants, ils dénoncent le fait que selon l'adage de Staline "ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi se négocie", toute discussion sembler se passer dans le cadre voulu par le vieux dictateur qui brouille les messages et les pistes afin que tout continue comme avant.
Paul Biya a récemment adressé un message aux Camerounais-es dans lequel il annonce vouloir chercher des pistes pour apaiser les tensions. Pourtant, ses principaux opposants sont tous en prison, le professeur Maurice Kamto, vainqueur de la dernière élection présidentielle, ainsi que les principaux leaders anglophones de l'ouest du Cameroun. Que la Suisse se prête à une telle mascarade est inquiétant et provoque la colère des camerounais en exil contre notre pays

