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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Eva Eva a écrit le 9 septembre 2019 à 20h48
C’est à l’issue d’une de ces marches que le leader de l’opposition et des centaines de sympathisants avaient été interpellés par les forces de l’ordre fin janvier.

Après plus de sept mois d’emprisonnement, 89 personnes devaient être jugées à partir de vendredi pour "hostilité contre la patrie", "rébellion" et "insurrection".

Maurice Kamto, 65 ans, et ses alliés avaient déclaré lundi "être prêts à faire face à la justice pour que la vérité éclate dans cette affaire". Avocat au barreau de Paris et ancien ministre délégué à la Justice au Cameroun, il bénéficie également du soutien dans ce procès des ONG internationales et de certaines puissances occidentales. En mars, les Etats-Unis avaient déclaré qu’il serait "sage de le libérer", suivi de près par l''Union européenne, qui avait parlé de "procédure disproportionnée".

Les associations de défense des droits de l’homme avaient, elles, dénoncé la compétence du tribunal militaire à juger ces civils. Longtemps silencieuse, la France, ancienne puissance coloniale, était sortie de son mutisme fin mai, réclamant aussi la libération des prévenus.

Parmi les accusés qui comparaîtront aux côtés de Maurice Kamto, et de Christian Pen da E ko ka, figurent un célèbre rappeur, Valsero, connu pour ses textes critiques à l’égard du régime de Yaoundé.
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