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Cameroun: Procés de Moise Kamto - Le verdict est connu d'avance
5 SEPTEMBRE 2019Le Pays (Ouagadougou)
Par Saho
Huit mois ! C'est la durée du séjour de l'opposant camerounais, Moïse Kamto, dans les geôles du président Paul Biya et cela, tenez-vous bien, sans procès. Ecroué aux lendemains de la présidentielle avec pour seul tort de s'être proclamé vainqueur, c'est aujourd'hui qu'en principe, s'ouvre à Yaoundé, son procès.
Le challenger malheureux du chef de l'Etat comparaît devant un tribunal militaire pour « insurrection, hostilité contre la patrie et rébellion », en compagnie de plusieurs dizaines de ses alliés et partisans. Ils risquent tous la même peine.
Et parmi les preuves que brandit le parquet, il y a le saccage des am ba ssades du Cameroun à Paris et à Berlin, attribué à des groupuscules à la solde de l'opposant Kamto.
Si l'on peut comprendre la paranoïa qui habite le sénile président Paul Biya du fait de son addiction maladive au pouvoir, l'on ne peut que regretter cette instrumentalisation de la Justice qui se met au service d'un dictateur pour embastiller un pauvre opposant.
Dans ce procès dont le verdict est connu avant même que l'accusé ne soit entendu, la posture des juges camerounais est comparable à celle d'un homme qui, après avoir terrassé la victime, offre le couteau au bourreau afin qu'il lui tranche la tête.
Et comble de sadisme, si dans quelques années, le régime tombe, il s'en trouvera parmi eux des lâches pour dire, à qui veut les entendre, qu'ils n'avaient pas les mains libres.
Moïse Kamto peut tirer de son martyr, de réels et légitimes motifs de satisfaction
Tout aussi coupable que les magistrats qui vendent leur âme au diable, sont les intellectuels camerounais qui pérorent à longueur de journée sur les plateaux des médias internationaux sur la situation politique des autres pays et sont si prompts à donner des leçons, tout en se refusant de balayer devant leur propre porte.
Cameroun: Procés de Moise Kamto - Le verdict est connu d'avance
5 SEPTEMBRE 2019Le Pays (Ouagadougou)
Par Saho
Huit mois ! C'est la durée du séjour de l'opposant camerounais, Moïse Kamto, dans les geôles du président Paul Biya et cela, tenez-vous bien, sans procès. Ecroué aux lendemains de la présidentielle avec pour seul tort de s'être proclamé vainqueur, c'est aujourd'hui qu'en principe, s'ouvre à Yaoundé, son procès.
Le challenger malheureux du chef de l'Etat comparaît devant un tribunal militaire pour « insurrection, hostilité contre la patrie et rébellion », en compagnie de plusieurs dizaines de ses alliés et partisans. Ils risquent tous la même peine.
Et parmi les preuves que brandit le parquet, il y a le saccage des am ba ssades du Cameroun à Paris et à Berlin, attribué à des groupuscules à la solde de l'opposant Kamto.
Si l'on peut comprendre la paranoïa qui habite le sénile président Paul Biya du fait de son addiction maladive au pouvoir, l'on ne peut que regretter cette instrumentalisation de la Justice qui se met au service d'un dictateur pour embastiller un pauvre opposant.
Dans ce procès dont le verdict est connu avant même que l'accusé ne soit entendu, la posture des juges camerounais est comparable à celle d'un homme qui, après avoir terrassé la victime, offre le couteau au bourreau afin qu'il lui tranche la tête.
Et comble de sadisme, si dans quelques années, le régime tombe, il s'en trouvera parmi eux des lâches pour dire, à qui veut les entendre, qu'ils n'avaient pas les mains libres.
Moïse Kamto peut tirer de son martyr, de réels et légitimes motifs de satisfaction
Tout aussi coupable que les magistrats qui vendent leur âme au diable, sont les intellectuels camerounais qui pérorent à longueur de journée sur les plateaux des médias internationaux sur la situation politique des autres pays et sont si prompts à donner des leçons, tout en se refusant de balayer devant leur propre porte.

