QUAND LA BAM/IPHOBIE S'INSTALLAIT MEME DANS L'EGLISE.
Le « pouvoir »des Bam.ilékés
C'est aux cris de « on refuse un archevêque bam.iléké » et « les Bam.ilékés veulent tout mais ils n'auront pas cet archidiocèse », que quelques centaines de Camerounais ont manifesté à la sortie et à l'entrée de la capitale Yaoundé, dimanche. Les Bam.ilékés (4,5 millions de Camerounais sur une population totale de 14 millions d'habitants) sont essentiellement installés dans l'Ouest et sont accusés par les autres ethnies, notamment les Bé.tis (3,5 millions), de contrôler la plupart des affaires du pays. La désignation d'un Bam.iléké à la tête de l'archidiocèse de Yaoundé (un million de fidèles pour 125 paroisses) peut, en effet, être considérée comme un atout supplémentaire pour cette ethnie sur le plan religieux, politique et économique. L'ancien archevêque, Mgr Jean Zoa, décédé en mars 1998, et qui était, lui, bé.ti d'origine, a toujours été très écouté par le pouvoir. Un pouvoir qui n'a pas craint de laisser se développer, dans le Sud et les régions du littoral, une idéologie anti-anglophone et anti-Bam.ilékés.
Le « pouvoir »des Bam.ilékés
C'est aux cris de « on refuse un archevêque bam.iléké » et « les Bam.ilékés veulent tout mais ils n'auront pas cet archidiocèse », que quelques centaines de Camerounais ont manifesté à la sortie et à l'entrée de la capitale Yaoundé, dimanche. Les Bam.ilékés (4,5 millions de Camerounais sur une population totale de 14 millions d'habitants) sont essentiellement installés dans l'Ouest et sont accusés par les autres ethnies, notamment les Bé.tis (3,5 millions), de contrôler la plupart des affaires du pays. La désignation d'un Bam.iléké à la tête de l'archidiocèse de Yaoundé (un million de fidèles pour 125 paroisses) peut, en effet, être considérée comme un atout supplémentaire pour cette ethnie sur le plan religieux, politique et économique. L'ancien archevêque, Mgr Jean Zoa, décédé en mars 1998, et qui était, lui, bé.ti d'origine, a toujours été très écouté par le pouvoir. Un pouvoir qui n'a pas craint de laisser se développer, dans le Sud et les régions du littoral, une idéologie anti-anglophone et anti-Bam.ilékés.

