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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 3 septembre 2019 à 18h39
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LA BAM.IPHOBIE AU CAMEROUN LES GRANDS ACTEURS...VOUS VEREZ LEURS NOMS DANS LE TEXTE CI DESSOUS...LES GENS VIENNENT PARLER DE NGANANG.LA PROPAGANDE EN MIROIR NE PASSERA JAMAIS .NOUS N'AVONS RIEN OUBLIE,ALLEZ TROMPER LES NAIFS.PIIFFFFFFF

Le problème bam.ileke

En sommant le Prince d’avoir à le suivre, le Général Asso’o rompt avec la tradition militaire qui soumet le soldat au Prince. Le Général Asso’o quitte Clausewitz et opère un retour brutal à Machiavel.
“ On doit, écrit Machiavel, supposer comme démontré qu’un peuple corrompu qui vit sous un prince ne peut devenir lui-même libre, même si ce prince est exterminé avec sa famille ; encore faut-il que ce soit un autre prince qui se charge de cette extermination. Jamais un tel peuple ne sera en repos avant de s’être donné un nouveau maître, à moins qu’un homme rare, par ses qualités, sa vertu, ne le maintienne dans un Etat de liberté, mais cet Etat ne durera qu’autant que vivra cet homme extraordinaire ”(16).

Que devient le problème Bam.iléké dans un contexte où la corruption est posée comme mal absolu et où le Général de l’armée, après avoir désigné les Bam.iléké comme ce mal absolu, somme le prince d’avoir à soumettre l’Etat au service des intérêts privés ?

Il est revenu au philosophe Eboussi Boulaga de formuler, avec une clarté et une lucidité éblouissantes ce problème Bam.iléké. Le philosophe Eboussi écrit : “ Qu’est-ce au fait ce problème ? Au niveau psychosociologique, il prend la forme d’un nœud constitué de craintes et de ressentiments antithétiques et contradictoires. D’un côté, des ethnies diverses expriment leur crainte de la puissance économique et financière des Bam.iléké, de leur présence massive dans tous les secteurs qu’ils occupent et transforment en fiefs, en pratiquant l’exclusion, au prix de la corruption, de la falsification et de passe-droits. Dès lors, la dernière ligne de défense, c’est le pouvoir exécutif. Si cet ultime bastion tombait, ce serait, comme à la rupture d’un barrage, un déferlement qui dévasterait tout sur son passage : les autres groupes, mais aussi les institutions du bien commun ”(17).
De là, l’urgence d’une coalition fondée sur la peur : “ Il n’empêche que ces peurs et ces rancœurs, fondées ou non, ont pour effet de susciter une coalition hétéroclite qui a pour objectif de les tenir éloignés du pouvoir suprême. Leur se
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