Arlette Framboise Doumbé Ding
2 h
Lcclc: Le tribunal militaire. Ce qu'il faut savoir
Par Maitre Fidèle Djoumbissie
Les caractéristiques du tribunal militaire mises à nues. L'honneur revient à Me Tsapy Lavosier qui hier au cours de l'émission Droit de Réponse sur équinoxe télévision a pris soin d'indiquer ces caractéristiques. L'avocat militant du SDF avec beaucoup de dextérité a montré que la justice militaire est une justice parallèle étant donné que son organisation et sont fonctionnement sont distincts de la justice de droit commun. En effet il s'agit d'une juridiction d'exception placée sous l'autorité du président de la République à travers le Ministre délégué à la présidence de la république charge de la défense. C'est le Ministre de la défense qui engage les poursuites et le président de la république peut les arrêter. En clair le président de la république est l'organe des poursuites. Plus simplement c'est le chef du parquet ou bien le procureur. S'agissant de lorgane du jugement, le magistrat militaire ne peut pas juger selon sa conscience puisqu'il est astreint à la discipline militaire marquée par le strict respect de la hiérarchie. Dans leur secteur les militaires parlent d'engagement pour l'honneur et la fidélité au chef. Le chef ici etant le président de la république chef des forces armées. Au regard de tout ce qui précède il est clairement établi qu'il y a absence de séparation entre les organes des poursuites et de jugement. De ce point de vue on ne peut pas à proprement parler d'une justice indépendante comme a voulu faire croire à l'opinion publique le Ministre de la communication. Nous devons retenir que les décisions rendues par le Tribunal militaire au Cameroun viennent de la présidence de la république. Cest bien à propos que Me Tsapy a qualifié cette juridiction de juridiction politique que le président de la république peut utiliser à tout moment pour neutraliser ses adversaires politiques.
2 h
Lcclc: Le tribunal militaire. Ce qu'il faut savoir
Par Maitre Fidèle Djoumbissie
Les caractéristiques du tribunal militaire mises à nues. L'honneur revient à Me Tsapy Lavosier qui hier au cours de l'émission Droit de Réponse sur équinoxe télévision a pris soin d'indiquer ces caractéristiques. L'avocat militant du SDF avec beaucoup de dextérité a montré que la justice militaire est une justice parallèle étant donné que son organisation et sont fonctionnement sont distincts de la justice de droit commun. En effet il s'agit d'une juridiction d'exception placée sous l'autorité du président de la République à travers le Ministre délégué à la présidence de la république charge de la défense. C'est le Ministre de la défense qui engage les poursuites et le président de la république peut les arrêter. En clair le président de la république est l'organe des poursuites. Plus simplement c'est le chef du parquet ou bien le procureur. S'agissant de lorgane du jugement, le magistrat militaire ne peut pas juger selon sa conscience puisqu'il est astreint à la discipline militaire marquée par le strict respect de la hiérarchie. Dans leur secteur les militaires parlent d'engagement pour l'honneur et la fidélité au chef. Le chef ici etant le président de la république chef des forces armées. Au regard de tout ce qui précède il est clairement établi qu'il y a absence de séparation entre les organes des poursuites et de jugement. De ce point de vue on ne peut pas à proprement parler d'une justice indépendante comme a voulu faire croire à l'opinion publique le Ministre de la communication. Nous devons retenir que les décisions rendues par le Tribunal militaire au Cameroun viennent de la présidence de la république. Cest bien à propos que Me Tsapy a qualifié cette juridiction de juridiction politique que le président de la république peut utiliser à tout moment pour neutraliser ses adversaires politiques.

