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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 15 août 2019 à 10h34
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LCCLC - Le SED ou le Camp BOIRO de Paul BIYA : Voici comment les prisonniers politiques sont torturés

« La torture est sans doute un procédé d'une efficacité expéditive pour obtenir des aveux ou des renseignements ; pour convaincre un homme d'accepter la responsabilité d'un crime qu'il soit ou non coupable et pour avoir quelques garanties qu'il continuera d'assumer cette responsabilité après sa sortie des locaux de la police. Le moyen le plus sûr est de lui démontrer que sa culpabilité est logiquement irréfutable, et que tout l’accable ; qu'il est fou de s'obstiner à nier l'évidence. Pour l'innocent accusé d'un crime, le moment le plus dangereux n'est pas celui où les policiers l'entourent en hurlant et en gesticulant, voire en le frappant ; c'est celui où le commissaire, écartant ses hommes d'un geste réprobateur explique d'une voix bonasse, cordiale, qu'il faut être raisonnable et témoigner d'un élément de bon sens. L'accusé passe aux aveux victime de la puissance de suggestion policière et convaincu lui-même de sa culpabilité.

Les tortures les plus courantes, quoique démodées à cause de l'influence grandissante de la presse, sont les sévices spectaculaires qui laissent des traces accusatrices. L'accusé est sodomisé avec une matraque, la tête couverte d'une cagoule ; il est déshabillé, étendu sur une table, arrosé d'eau et subit le supplice de l'électricité. Il y a aussi l'acide, même dilué : quelques gouttes sur le sexe infligent une souffrance si brutale que le hurlement de douleur est irrépressible.

{…} une torture appelée matraquage Viêt-cong. Il s'agit d'un passage à tabac ou café comme vous l'appelez ici, qui ne laisse aucune trace ; une matraque n'est même pas nécessaire. Un journal plié d'une certaine façon et frappé à certains points précis de l'organisme inflige une douleur humainement insupportable. Tous les experts et procureurs de la république n'y voient que du feu. Certaines polices ont fait tellement de recherches qu'elles ont amélioré les techniques du "matraquage Viêt-cong" au point où le fleuron en est simplement l'isolement sensoriel : il suffit ici de placer le détenu au centre d'une cellule obscure et insonorisée ; il ne voit rien, n'entend rien, ne touche à rien ; il verse rapidement dans une folie plus destructrice que n'importe quel supplice corporel. La souffrance physique étant alors inexistante, il ne p
Merci de patienter...
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