BIYA VOLEUR D'ELECTIONS DEPUIS 92.VOILA L'ANIMAL QUI DIT GAGNER LES ELECTIONS.PIFFFFFFFF
LA SÉLECTION LITTÉRAIRE DE LA SEMAINE
Le 19 octobre 1992, le gouverneur de la province de l’Est, George Achu Mofor, jette un autre pavé dans la marre. Il démissionne de ses fonctions pour dénoncer le processus démocratique camerounais et la manière dont les élections ont été organisées. Il en veut surtout au ministre de l’Administration territoriale, Gilbert Andzé Tsoungui, d’avoir donné pour instruction aux gouverneurs de faire l’impossible, chacun dans sa circonscription pour assurer la victoire du candidat du Rdpc au moins à 60%. Sentant ce qui se trame derrière la longue attente des résultats officiels des élections, John Fru Ndi décide de proclamer sa victoire pour un mandat transitoire de deux ans. La tension est vive. Le 21 octobre, il s’adresse au peuple qui l’a « porté au pouvoir ».
Pour le leader du Sdf, en choisissant d’élire un « simple libraire », les Camerounais ont donné une leçon de démocratie à la communauté internationale. « Par votre vote, déclare-t-il, vous avez choisi de tourner la page sur 32 ans de dictature et de restituer le pouvoir au peuple à qui il appartient. Votre victoire représente un raz-de-marée en faveur du changement, de la réconciliation nationale, de la paix et de la conférence nationale. En portant votre vote sur moi, le candidat du changement, vous avez déjà jeté les bases de la prospérité et de la paix. C’est la raison pour laquelle nous disons que nous vivons en réalité un grand moment de l’histoire de notre pays. »
Visiblement dans l’anticipation et dans une stratégie qui consiste à mettre un coup de pression et à prendre le pouvoir de cours, le Chairman du Sdf enfile son costume de président de la République qu’il prétend être pour lancer une charge violente contre celui qu’il dit avoir étalé dans les urnes. « M. Biya, lance-t-il, a essayé de gagner cette élection en faisant appel à la peur et aux vieilles tactiques d’une dictature exemplaire. Cela n’a fait basculer en sa faveur ni l’opinion publique ni le résultat de l’élection. « Par votre vote, vous avez empêché les barbares du Rdpc de plonger ce pays dans une haine sans fin déjà évidente par les violences ethniques provoquées et entretenues par le Rdpc qui ébranlent de vastes régions de notre pays telles Ebolowa, Sangmelima, Akonolinga et Yaoundé. « Nous en
LA SÉLECTION LITTÉRAIRE DE LA SEMAINE
Le 19 octobre 1992, le gouverneur de la province de l’Est, George Achu Mofor, jette un autre pavé dans la marre. Il démissionne de ses fonctions pour dénoncer le processus démocratique camerounais et la manière dont les élections ont été organisées. Il en veut surtout au ministre de l’Administration territoriale, Gilbert Andzé Tsoungui, d’avoir donné pour instruction aux gouverneurs de faire l’impossible, chacun dans sa circonscription pour assurer la victoire du candidat du Rdpc au moins à 60%. Sentant ce qui se trame derrière la longue attente des résultats officiels des élections, John Fru Ndi décide de proclamer sa victoire pour un mandat transitoire de deux ans. La tension est vive. Le 21 octobre, il s’adresse au peuple qui l’a « porté au pouvoir ».
Pour le leader du Sdf, en choisissant d’élire un « simple libraire », les Camerounais ont donné une leçon de démocratie à la communauté internationale. « Par votre vote, déclare-t-il, vous avez choisi de tourner la page sur 32 ans de dictature et de restituer le pouvoir au peuple à qui il appartient. Votre victoire représente un raz-de-marée en faveur du changement, de la réconciliation nationale, de la paix et de la conférence nationale. En portant votre vote sur moi, le candidat du changement, vous avez déjà jeté les bases de la prospérité et de la paix. C’est la raison pour laquelle nous disons que nous vivons en réalité un grand moment de l’histoire de notre pays. »
Visiblement dans l’anticipation et dans une stratégie qui consiste à mettre un coup de pression et à prendre le pouvoir de cours, le Chairman du Sdf enfile son costume de président de la République qu’il prétend être pour lancer une charge violente contre celui qu’il dit avoir étalé dans les urnes. « M. Biya, lance-t-il, a essayé de gagner cette élection en faisant appel à la peur et aux vieilles tactiques d’une dictature exemplaire. Cela n’a fait basculer en sa faveur ni l’opinion publique ni le résultat de l’élection. « Par votre vote, vous avez empêché les barbares du Rdpc de plonger ce pays dans une haine sans fin déjà évidente par les violences ethniques provoquées et entretenues par le Rdpc qui ébranlent de vastes régions de notre pays telles Ebolowa, Sangmelima, Akonolinga et Yaoundé. « Nous en

