Cameroun : sale temps pour l'opposition...
Le principal dirigeant de l'opposition camerounaise, Maurice Kamto, à Yaoundé, le 14 août 2018.
Le principal dirigeant de l'opposition camerounaise, Maurice Kamto, à Yaoundé, le 14 août 2018. (REINNIER KAZE / AFP)
Par franceinfo avec AFP – France Télévisions
Mis à jour le 29/07/2019 | 09:37 – publié le 29/07/2019 | 09:37
Entre arrestations et tortures, plusieurs affaires récentes montrent que la répression contre les opposants au régime du président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, ne faiblit pas.
Dans un communiqué publié le 26 juillet 2017, l'organisation des droits de l'Homme Amnesty International révèle que "59 membres de l'opposition – dont six femmes" ont été "torturés par les forces de sécurité". Ils avaient "été arrêtés le 1er juin 2019 dans la capitale, Yaoundé, lors d'une manifestation pacifique planifiée".
"Ces personnes ont décrit l'utilisation de différentes techniques, telles que des coups et des exercices physiques difficiles, y compris contre les femmes", notamment l'obligation de marcher "comme des canards dans la boue", poursuit Amnesty. Elles avaient été emmenées au Secrétariat d'Etat à la Défense (SED). Siège de la gendarmerie à Yaoundé, le SED est fréquemment dénoncé par les associations de droits humains, qui affirment que la torture y est largement pratiquée.
Le principal dirigeant de l'opposition camerounaise, Maurice Kamto, à Yaoundé, le 14 août 2018.
Le principal dirigeant de l'opposition camerounaise, Maurice Kamto, à Yaoundé, le 14 août 2018. (REINNIER KAZE / AFP)
Par franceinfo avec AFP – France Télévisions
Mis à jour le 29/07/2019 | 09:37 – publié le 29/07/2019 | 09:37
Entre arrestations et tortures, plusieurs affaires récentes montrent que la répression contre les opposants au régime du président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, ne faiblit pas.
Dans un communiqué publié le 26 juillet 2017, l'organisation des droits de l'Homme Amnesty International révèle que "59 membres de l'opposition – dont six femmes" ont été "torturés par les forces de sécurité". Ils avaient "été arrêtés le 1er juin 2019 dans la capitale, Yaoundé, lors d'une manifestation pacifique planifiée".
"Ces personnes ont décrit l'utilisation de différentes techniques, telles que des coups et des exercices physiques difficiles, y compris contre les femmes", notamment l'obligation de marcher "comme des canards dans la boue", poursuit Amnesty. Elles avaient été emmenées au Secrétariat d'Etat à la Défense (SED). Siège de la gendarmerie à Yaoundé, le SED est fréquemment dénoncé par les associations de droits humains, qui affirment que la torture y est largement pratiquée.

