Selon un communiqué du gouvernement camerounais, la responsabilité de la mutinerie incombe à "un regroupement de personnes" placées en détention provisoire dans le cadre de la crise anglophone. Mais pour le MRC, la mutinerie a été provoquée par "une décision scandaleuse" des autorités d'ouvrir la cour, où manifestaient les séparatistes et opposants politiques, à des détenus dangereux, a affirmé le porte-parole du président du parti.
Par ailleurs, 45 personnes, dont 43 détenus, ont été blessées le 25 juillet au cours d'une autre mutinerie à la prison principale de Buea, chef-lieu du sud-est du Cameroun, l'une des deux régions anglophones où militaires et séparatistes s'affrontent depuis près de trois ans, a rapporté le gouvernement.
La peine de mort pour Maurice Kamto et d'autres opposants ?
Le président du MRC, Maurice Kamto, et une centaine de ses partisans sont "détenus arbitrairement" depuis janvier "pour avoir participé pacifiquement à des manifestations" contre le résultat de la présidentielle d'octobre 2018, selon Amnesty. Principal opposant au président Paul Biya, Maurice Kamto était arrivé second lors de ce scrutin.
Une quarantaine de détenus ont été libérés dans la nuit du 13 au 14 juillet.
Le 11 juillet, un tribunal militaire s'est déclaré compétent pour juger le dirigeant de l'opposition et 107 autres personnes. Il a confirmé leur inculpation pour rébellion, hostilité contre la patrie, incitation à l’insurrection, outrage au président de la République et destruction de bâtiments et biens publics. "En confirmant que les membres de l'opposition seront jugés devant un tribunal militaire, les autorités camerounaises bafouent le droit international. Maurice Kamto et ses partisans risquent de ne pas bénéficier d'un procès équitable et pourraient encourir la peine de mort", selon le communiqué d'Amnesty.
Par ailleurs, 45 personnes, dont 43 détenus, ont été blessées le 25 juillet au cours d'une autre mutinerie à la prison principale de Buea, chef-lieu du sud-est du Cameroun, l'une des deux régions anglophones où militaires et séparatistes s'affrontent depuis près de trois ans, a rapporté le gouvernement.
La peine de mort pour Maurice Kamto et d'autres opposants ?
Le président du MRC, Maurice Kamto, et une centaine de ses partisans sont "détenus arbitrairement" depuis janvier "pour avoir participé pacifiquement à des manifestations" contre le résultat de la présidentielle d'octobre 2018, selon Amnesty. Principal opposant au président Paul Biya, Maurice Kamto était arrivé second lors de ce scrutin.
Une quarantaine de détenus ont été libérés dans la nuit du 13 au 14 juillet.
Le 11 juillet, un tribunal militaire s'est déclaré compétent pour juger le dirigeant de l'opposition et 107 autres personnes. Il a confirmé leur inculpation pour rébellion, hostilité contre la patrie, incitation à l’insurrection, outrage au président de la République et destruction de bâtiments et biens publics. "En confirmant que les membres de l'opposition seront jugés devant un tribunal militaire, les autorités camerounaises bafouent le droit international. Maurice Kamto et ses partisans risquent de ne pas bénéficier d'un procès équitable et pourraient encourir la peine de mort", selon le communiqué d'Amnesty.

