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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 13 juillet 2019 à 17h46
PAUL BIYA AVAIT ENFIN UN VRAI OPPOSANT

“ J’ai rencontré Maurice Kamto une fois en son domicile au Nord de Yaoundé. Je fus frappé par le soin qu’il mettait à structurer son propos. Ce fin lettré est d’un commerce agréable, se montre respectueux de l’autre, à l’écoute ... A l’époque, il était déjà la cible, par journaux interposés, de l’un de ses ex-étudiants, mû par on ne sait quelle vindicte, qui l’a poursuivi d’un procès en plagiat finalement perdu. A la fin de notre entretien, il m’a raccompagné à mon hôtel, poursuivant une conversation en cours sur le Cameroun, l’unique sujet du jour. Je ne l’ai pas revu. Journaliste, je m’attache à garder assez de distance avec les hommes politiques pour ne pas tomber dans le piège de la complaisance par proximité. Revenu en France, j’ai écrit un article soutenant qu’enfin, Biya avait un « vrai » opposant.

La détermination de cet homme tranchait avec ces politiciens irrésolus et cyniques, qui ont renoncé aux rigueurs de l’opposition pour la facilité de tendre la sébile.

Les suites politico-judiciaires de l’élection présidentielle ont mis bas les derniers masques. La plupart dansent sur une musique écrite par le « Système » auquel du reste ils appartiennent. Chez eux, la politique est moins un projet qu’un métier. Ils ne sont pas hommes et femmes à faillir à la loyauté qu’ils doivent à leur caste. Albert Camus les aurait dépeint en « Petits rebelles, graines d’esclaves qui finissent par s’offrir sur tous les marchés, à n’importe quelle servitude »”. Par Georges Dougueli, jeune afrique
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