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Toli Sous le Manguier

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Victoria de Limbe Victoria de Limbe a écrit le 20 septembre 2005 à 20h58
@Tous
Troisiemes parties

Indépendance
Le Cameroun français acquit son indépendance le 1er janvier 1960 et devint la République du Cameroun. L'année suivante, la colonie britannique se divisa en deux après un référendum d'autodétermination. Le Nord, principalement musulman, choisit d'intégrer le Nigeria. Quant au Sud, principalement chrétien, il choisit de rejoindre la République du Cameroun pour former la République fédérale du Cameroun. Le premier président du Cameroun fut Ahmadou Ahidjo – Peul musulman du Nord – qui était Premier ministre depuis 1958.

Cette indépendance n'excluait pas la présence militaire française. Des accords secrets de défense auraient permis à la France d'envoyer un Corps expéditionnaire dans l'ouest du Cameroun qui aurait exterminé de 1962 à 1964 "300 000 à 400 000 Bamileke" selon un officier de ce Corps expéditionnaire. Lire Campagne militaire française en pays Bamiléké.

Lors de son accession à l'indépendance, en 1960, le Cameroun s'était doté d'une Constitution à vocation pluraliste qui prévoyait le multipartisme. Malgré la popularité de l'U.P.C. dans le pays, sa branche légale n'obtint que 8 sièges dans la nouvelle Assemblée nationale et resta soumise aux tracasseries policières du gouvernement d'Ahidjo, le nouveau président. Celui-ci finit, six ans plus tard, par instaurer un régime de parti unique dans l'ex-Cameroun français, le multipartisme restant en vigueur dans le Cameroun occidental jusqu'en 1972.

En 1972, la république fédérale fut remplacée par un État unitaire. Ahidjo remporta les élections de 1975 et 1980. Ce n'est qu'en novembre 1982 qu'il démissionna pour «raisons de santé» (coup d'État) et fut remplacé par son ancien Premier ministre, Paul Biya – chrétien du Sud. Ahidjo regretta son choix ultérieurement, et, à la suite d'un coup d'État manqué de la part de ses partisans, il fut contraint à l'exil en 1983.

Cette révolution de palais mettait ainsi fin à un régime auquel un haut magistrat reprocha par la suite l'"hypertrophie du pouvoir exécutif, renforcé par le monopartisme envahissant, et [l']atrophie de tous les contrepoids, pour ne pas dire tout court [l']absence de contrepoids".
Le Président Biya tente alors de remédier progressivement aux maux légués par son prédécesseur en renouvelant totalement les cadres et les structures du parti unique, rebaptisé en 1985 Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais. Il réussira même à y rallier quelques opposants "de l'i
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