Qu’est-ce qui ternit l’image du Cameroun ?
40 000 francs suisses la nuit. C’est le prix de la délégation camerounaise pour 24 heures à l’Intercontinental de Genève. Soit 23 millions de francs CFA. Je vous laisse calculez vous-mêmes le chiffre en 37 ans, en raison de 4 mois de séjour par an. Au même moment, l’étroitesse des routes vient de tuer 20+ personnes à Ba tié, Mo ni que Kou ma tekel meurt devant un hôpital à Douala parce qu’elle n’a pas d’assurance pour se soigner, la plus grande ville du pays ne dispose pas d’éclairage nocturne, et des écoliers à l’Extreme-Nord font les classes sous 40 degrés à l’ombre d’un l’arbre. Au XXIe siècle.
L’image du Cameroun en sort-elle grandie ?
Le kilomètre d’autoroute à 6 milliards, quand il est de 1,7 milliards en Afrique du Nord, et un axe Douala-Yaoundé toujours pas fini de moitié malgré cela! Des sacs de ciment à 17 000 au lieu de 4500 et des camions de sable à 700 000 frs, sans compter les operations de gré à gré. Quand la Libye de Kha dafi était à 2% de dette au plus fort de la crise de 2008, le Cameroun qui venait de connaître l’allègement de la sienne, ( point d’achèvement en 2006 ) atteint aujourd’hui les 7 000 milliards de francs CFA de dette extérieure. Soit près de la moitié de son PIB.
Que va t-on salir quand tout est sale ? En plein centre-ville de notre capitale, la poussière est le meilleur ami de l’homme.
Lors du saccage des am bas sades le 26 janvier, ( qui sont bien sûr à condamner ) par cette fameuse B.A.S, l’on a réussi en moins de 24 heures, l’exploit de vous scandaliser pour des actes de vandalisme, et de vous rendre insensibles à des tirs de balle sur les jambes d’une femme. Au point où l’on a entendu des choses incroyables du genre : « Ils ont osé s’attaquer à NOS institutions à l’étranger », quand il s’agissait des choses, mais « C’est bien fait pour elle! » quand il s’agissait des humains. Vous êtes devenus des monstres à une vitesse supersonique. Vous faites peur.
Les saccages s’étant passés non pas avant, mais après les fusillades, ressemblent plus à une réaction spontanée à une barbarie précédente, qu’à un acte planifié à l’avance comme la propagande fait croire aux naïfs. Le crime de ces femmes : avoir marché dans les rues de Douala. Dans votre pays, ça mérite qu’on te tire dessus.
Et vous arrivez à dormir la nuit avec ça dans la cons
40 000 francs suisses la nuit. C’est le prix de la délégation camerounaise pour 24 heures à l’Intercontinental de Genève. Soit 23 millions de francs CFA. Je vous laisse calculez vous-mêmes le chiffre en 37 ans, en raison de 4 mois de séjour par an. Au même moment, l’étroitesse des routes vient de tuer 20+ personnes à Ba tié, Mo ni que Kou ma tekel meurt devant un hôpital à Douala parce qu’elle n’a pas d’assurance pour se soigner, la plus grande ville du pays ne dispose pas d’éclairage nocturne, et des écoliers à l’Extreme-Nord font les classes sous 40 degrés à l’ombre d’un l’arbre. Au XXIe siècle.
L’image du Cameroun en sort-elle grandie ?
Le kilomètre d’autoroute à 6 milliards, quand il est de 1,7 milliards en Afrique du Nord, et un axe Douala-Yaoundé toujours pas fini de moitié malgré cela! Des sacs de ciment à 17 000 au lieu de 4500 et des camions de sable à 700 000 frs, sans compter les operations de gré à gré. Quand la Libye de Kha dafi était à 2% de dette au plus fort de la crise de 2008, le Cameroun qui venait de connaître l’allègement de la sienne, ( point d’achèvement en 2006 ) atteint aujourd’hui les 7 000 milliards de francs CFA de dette extérieure. Soit près de la moitié de son PIB.
Que va t-on salir quand tout est sale ? En plein centre-ville de notre capitale, la poussière est le meilleur ami de l’homme.
Lors du saccage des am bas sades le 26 janvier, ( qui sont bien sûr à condamner ) par cette fameuse B.A.S, l’on a réussi en moins de 24 heures, l’exploit de vous scandaliser pour des actes de vandalisme, et de vous rendre insensibles à des tirs de balle sur les jambes d’une femme. Au point où l’on a entendu des choses incroyables du genre : « Ils ont osé s’attaquer à NOS institutions à l’étranger », quand il s’agissait des choses, mais « C’est bien fait pour elle! » quand il s’agissait des humains. Vous êtes devenus des monstres à une vitesse supersonique. Vous faites peur.
Les saccages s’étant passés non pas avant, mais après les fusillades, ressemblent plus à une réaction spontanée à une barbarie précédente, qu’à un acte planifié à l’avance comme la propagande fait croire aux naïfs. Le crime de ces femmes : avoir marché dans les rues de Douala. Dans votre pays, ça mérite qu’on te tire dessus.
Et vous arrivez à dormir la nuit avec ça dans la cons

