Un journaliste de la RTS agressé à Genève lors d'une manif anti-Paul Biya
Un journaliste de la RTS a été agressé mercredi à Genève par des probables gardes du corps du président camerounais Paul Biya, devant l'hôtel Intercontinental. Le chef d'Etat africain y séjournerait depuis dimanche.
Une dizaine d’opposants au régime de Paul Biya s'étaient rassemblés sur la voie publique, devant l'établissement genevois, dans l'après-midi pour manifester. Sur place pour couvrir l'événement, Adrien Krause, correspondant pour la radio au bureau genevois de la RTS, est témoin d'une charge d'une dizaine d'hommes, qui venaient de sortir de l'hôtel, sur les manifestants.
S'il ne peut pas affirmer qu'il s'agissait du service de sécurité du président Biya, il indique que ces personnes avaient des carrures de gardes du corps.
Dans cette confusion, le journaliste de la RTS filme la scène. C'est alors que les probables agents de sécurité l'agressent: ils l'immobilisent et lui arrachent son sac, contenant la majorité de son matériel professionnel. Son porte-monnaie et son téléphone portable sont également subtilisés. Les agresseurs retournent alors dans l'hôtel avec toutes ses affaires.
Plainte déposée
Après les faits, un négociateur, membre de la brigade de sécurité diplomatique, est dépêché sur place. Après deux à trois heures de négociations, les affaires du journaliste de la RTS lui sont finalement restituées au poste de police, sans aucune destruction.
Adrien Krause a porté plainte contre ces individus, qui possèdent probablement une immunité diplomatique. "Ça va être très difficile. J'espère que ma plainte et l'enquête qui s’en suivra permettra d’identifier clairement les personnes qui m’ont agressé et dépouillé en plein rue à Genève, sur la voie publique", a-t-il déclaré jeudi dans Forum.
gma
Un journaliste de la RTS a été agressé mercredi à Genève par des probables gardes du corps du président camerounais Paul Biya, devant l'hôtel Intercontinental. Le chef d'Etat africain y séjournerait depuis dimanche.
Une dizaine d’opposants au régime de Paul Biya s'étaient rassemblés sur la voie publique, devant l'établissement genevois, dans l'après-midi pour manifester. Sur place pour couvrir l'événement, Adrien Krause, correspondant pour la radio au bureau genevois de la RTS, est témoin d'une charge d'une dizaine d'hommes, qui venaient de sortir de l'hôtel, sur les manifestants.
S'il ne peut pas affirmer qu'il s'agissait du service de sécurité du président Biya, il indique que ces personnes avaient des carrures de gardes du corps.
Dans cette confusion, le journaliste de la RTS filme la scène. C'est alors que les probables agents de sécurité l'agressent: ils l'immobilisent et lui arrachent son sac, contenant la majorité de son matériel professionnel. Son porte-monnaie et son téléphone portable sont également subtilisés. Les agresseurs retournent alors dans l'hôtel avec toutes ses affaires.
Plainte déposée
Après les faits, un négociateur, membre de la brigade de sécurité diplomatique, est dépêché sur place. Après deux à trois heures de négociations, les affaires du journaliste de la RTS lui sont finalement restituées au poste de police, sans aucune destruction.
Adrien Krause a porté plainte contre ces individus, qui possèdent probablement une immunité diplomatique. "Ça va être très difficile. J'espère que ma plainte et l'enquête qui s’en suivra permettra d’identifier clairement les personnes qui m’ont agressé et dépouillé en plein rue à Genève, sur la voie publique", a-t-il déclaré jeudi dans Forum.
gma

