@Tous suite
Deuxieme partie
Voici une petit histoire de la creation de la Camer par le premier President du CAMEROON
Héritage: malheur à celui qui coulera la CAMAIR
Ahmadou Ahidjo, tout comme Moussa Yaya, est un peul de Garoua, un peuple de conquérants qui peut perdre tout dans la vie mais garder jalousement sa fierté et sa dignité. C'est donc dans cette reserve culturelle inestimable qu'il est allé puiser la force nécessaire à la conduite du projet. Autour de Moussa Yaya, coordonnateur politique du projet, il réunit une équipe de choc dans laquelle on retrouve Eboua Samuel, Bernard Bidias à Ngon et Koulla Edouard entre autres. Mais malgré l'enthousiasme de l'équipe, le projet n'avance que très timidement. Les Français de UTA vers lesquels l'équipe se tourne, posent des conditions insurmontables: "Ces conditions étaient destinées tout simplement à nous décourager et à nous humilier. En fait, la France voulait absolument nous amener à renoncer à notre dignité d'avoir pris la décision de démissionner de Air Afrique et ensuite d'avoir osé la création d'une compagnie aérienne. Elle voulait que nous réintégrons Air Afrique. Mais pour le président Ahidjo, il n'était pas question", se souvient Moussa Yaya.
que j'ai cotoyé étroitement tout au long de ses dix dernières années de vie, tenait à la vie de la Camair autant que son mentor Ahidjo tenait à la vie du Cameroun. Il vivait les difficultés de la Camair comme un drame personnel et c'était chaque fois l'occasion pour lui de me relater une nouvelle fois l'histoire héroïque de la création de la compagnie nationale. Un jour, pour couronner le tout il m'a tendu les statuts de la Camair dans une enveloppe sans autre commentaire: "Petit journaliste, j'espère que çà pourra te servir", dans une ambiance bonne enfant qui était chaque fois la nôtre
Aujourd'hui, selon des sources proches du ministère camerounais de l'économie et des finances la Camair subira, avant la fin de l'année en cours selon une volonté personnelle du ministre Abah Abah, une scission liquidation qui n'est en fait qu'un euphémisme pour désigner la mise à mort d'une compagnie qui, de par sa création, était considéré à juste titre comme un attribut de souveraineté du Cameroun, un motif de fierté et de dignité qu'il fallait préserver. Mais au moment de porter la Camair en terre, il est nécessaire de remonter le temps pour visionner un film dont le titre pourrait bien être: "comment brader la souveraineté d
Deuxieme partie
Voici une petit histoire de la creation de la Camer par le premier President du CAMEROON
Héritage: malheur à celui qui coulera la CAMAIR
Ahmadou Ahidjo, tout comme Moussa Yaya, est un peul de Garoua, un peuple de conquérants qui peut perdre tout dans la vie mais garder jalousement sa fierté et sa dignité. C'est donc dans cette reserve culturelle inestimable qu'il est allé puiser la force nécessaire à la conduite du projet. Autour de Moussa Yaya, coordonnateur politique du projet, il réunit une équipe de choc dans laquelle on retrouve Eboua Samuel, Bernard Bidias à Ngon et Koulla Edouard entre autres. Mais malgré l'enthousiasme de l'équipe, le projet n'avance que très timidement. Les Français de UTA vers lesquels l'équipe se tourne, posent des conditions insurmontables: "Ces conditions étaient destinées tout simplement à nous décourager et à nous humilier. En fait, la France voulait absolument nous amener à renoncer à notre dignité d'avoir pris la décision de démissionner de Air Afrique et ensuite d'avoir osé la création d'une compagnie aérienne. Elle voulait que nous réintégrons Air Afrique. Mais pour le président Ahidjo, il n'était pas question", se souvient Moussa Yaya.
que j'ai cotoyé étroitement tout au long de ses dix dernières années de vie, tenait à la vie de la Camair autant que son mentor Ahidjo tenait à la vie du Cameroun. Il vivait les difficultés de la Camair comme un drame personnel et c'était chaque fois l'occasion pour lui de me relater une nouvelle fois l'histoire héroïque de la création de la compagnie nationale. Un jour, pour couronner le tout il m'a tendu les statuts de la Camair dans une enveloppe sans autre commentaire: "Petit journaliste, j'espère que çà pourra te servir", dans une ambiance bonne enfant qui était chaque fois la nôtre
Aujourd'hui, selon des sources proches du ministère camerounais de l'économie et des finances la Camair subira, avant la fin de l'année en cours selon une volonté personnelle du ministre Abah Abah, une scission liquidation qui n'est en fait qu'un euphémisme pour désigner la mise à mort d'une compagnie qui, de par sa création, était considéré à juste titre comme un attribut de souveraineté du Cameroun, un motif de fierté et de dignité qu'il fallait préserver. Mais au moment de porter la Camair en terre, il est nécessaire de remonter le temps pour visionner un film dont le titre pourrait bien être: "comment brader la souveraineté d

