@Tous
Premier partie
Voici une petit histoire de la creation de la Camer par le premier President du CAMEROON
Héritage: malheur à celui qui coulera la CAMAIR
Le 04 novembre 1982, Ahmadou Ahidjo, alors président de la République Unie du Cameroun prend tous les Camerounais – et même ses proches collaborateurs – de court en annoçant sa démission de ses hautes charges à la tête de l'Etat. Le 06 novembre de la même année, son successeur constitutionnel Paul Biya prête serment en tant que deuxième président de la République, prend possession du Cameroun et s'installe à Etoudi.
Aujourd'hui, selon toute vraisemblance, il est permis de penser que parmi les élements de l'héritage que Ahidjo lègue à son successeur en lui demandant de prendre le plus grand soin, il y a la compagnie aérienne nationale, Cameroon Airlines (CAMAIR). Ceci, pour une raison au moins: Plus qu'une entreprise ordinaire, la création de la Camair qui remonte au 1er novembre 1971 symbolise le tout premier défi majeur relevé par le jeune Etat du Cameroun et qui a permis de contourner la brimade du colonisateur français. Et c'est Moussa Yaya Sarkifada, un dignitaire du régime Ahidjo - aujourd'hui disparu - et surtout "l'infirmier accoucheur" de la Camair, qui nous relate le film de la création de cette compagnie: "Nous étions à une réunion de Air Afrique en 1969.
Tous les postes de responsabilité que le Cameroun avait sollicités nous ont été refusés par la France qui à travers UTA était le vrai patron. Elle privilégiait la Côte d'Ivoire de Houphouet et le Sénégal de Senghor. Même le poste de Directeur administratif et financier que nous nous étions résigné à prendre nous a été refusé. On nous proposait un poste de directeur sans relief et sans véritable responsabilité. Je crois qu'on a voulu simplement nous humilier. J'ai donc rendu compte au président Ahidjo, il est entré dans une de ces colères. Il nous a demandé d'annuler la participation du Cameroun au projet Air Afrique et de rentrer. Ce que nous avons fait. Lorsque nous sommes revenu au Cameroun, le président Ahidjo qui pensait ferment que la France a voulu nous pousser dehors, avait déjà pris la décision de créer une compagnie aérienne.
Mais en vérité, sans la France à cette époque là , notre projet était mort né parce que nous ne disposions d'aucune expertise. Et çà , la France ne le savait que trop bien. Elle a dû se dire: on verra comment ils vont s'y prendre sans nous", conclut-il.
Vive le CA
Premier partie
Voici une petit histoire de la creation de la Camer par le premier President du CAMEROON
Héritage: malheur à celui qui coulera la CAMAIR
Le 04 novembre 1982, Ahmadou Ahidjo, alors président de la République Unie du Cameroun prend tous les Camerounais – et même ses proches collaborateurs – de court en annoçant sa démission de ses hautes charges à la tête de l'Etat. Le 06 novembre de la même année, son successeur constitutionnel Paul Biya prête serment en tant que deuxième président de la République, prend possession du Cameroun et s'installe à Etoudi.
Aujourd'hui, selon toute vraisemblance, il est permis de penser que parmi les élements de l'héritage que Ahidjo lègue à son successeur en lui demandant de prendre le plus grand soin, il y a la compagnie aérienne nationale, Cameroon Airlines (CAMAIR). Ceci, pour une raison au moins: Plus qu'une entreprise ordinaire, la création de la Camair qui remonte au 1er novembre 1971 symbolise le tout premier défi majeur relevé par le jeune Etat du Cameroun et qui a permis de contourner la brimade du colonisateur français. Et c'est Moussa Yaya Sarkifada, un dignitaire du régime Ahidjo - aujourd'hui disparu - et surtout "l'infirmier accoucheur" de la Camair, qui nous relate le film de la création de cette compagnie: "Nous étions à une réunion de Air Afrique en 1969.
Tous les postes de responsabilité que le Cameroun avait sollicités nous ont été refusés par la France qui à travers UTA était le vrai patron. Elle privilégiait la Côte d'Ivoire de Houphouet et le Sénégal de Senghor. Même le poste de Directeur administratif et financier que nous nous étions résigné à prendre nous a été refusé. On nous proposait un poste de directeur sans relief et sans véritable responsabilité. Je crois qu'on a voulu simplement nous humilier. J'ai donc rendu compte au président Ahidjo, il est entré dans une de ces colères. Il nous a demandé d'annuler la participation du Cameroun au projet Air Afrique et de rentrer. Ce que nous avons fait. Lorsque nous sommes revenu au Cameroun, le président Ahidjo qui pensait ferment que la France a voulu nous pousser dehors, avait déjà pris la décision de créer une compagnie aérienne.
Mais en vérité, sans la France à cette époque là , notre projet était mort né parce que nous ne disposions d'aucune expertise. Et çà , la France ne le savait que trop bien. Elle a dû se dire: on verra comment ils vont s'y prendre sans nous", conclut-il.
Vive le CA

