QUI EST LE FONDATEUR DE FORBES AFRIQUE
Lucien Ebata, 47 ans, est l’un de ces intermédiaires liés à la famille Sassou-Nguesso. Domicilié de l’autre côté du fleuve Congo, à Kinshasa, cet homme d’affaires est à la tête d’Orion Group SA, au capital autorisé de 10 millions de dollars (8,8 millions d’euros). Cette holding établie en Suisse est immatriculée aux Seychelles depuis 2009 par la firme panaméenne Mossack Fonseca, via la société luxembourgeoise Figed, selon les documents consultés par Le Monde. L’activité principale du groupe, qui compte plusieurs filiales, est la commercialisation de produits pétroliers. Parmi ses clients, on trouve la major anglo-néerlandaise Shell, ainsi que la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), dont Denis Christel Sassou-Nguesso, le fils cadet du président congolais et ami personnel de Lucien Ebata, est directeur général adjoint.
Flamber dans les palaces
« Certains de mes clients pour l’Afrique me règlent cash, car les virements prennent du temps », avait expliqué M. Ebata aux enquêteurs français le 18 octobre 2012 après avoir été interpellé à Roissy-Charles-de-Gaulle avec 182 000 euros en espèces. A cette date, il enregistre un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars, perçoit un salaire annuel d’un million de dollars, et dépense des centaines de milliers d’euros en quelques jours dans les palaces parisiens ou dans la location d’hélicoptères pour faire un saut à l’une de ses banques à Monaco. En novembre 2012, alors que le gouvernement des Seychelles durcit sa législation afin de lutter contre le blanchiment d’argent, Orion Group SA transfère sa comptabilité vers Chypre, territoire resté moins transparent. En parallèle, M. Ebata fonde le magazine Forbes Afrique, toujours élogieux pour le régime congolais. M. Ebata n’a pas souhaité répondre à nos questions.
Lucien Ebata, 47 ans, est l’un de ces intermédiaires liés à la famille Sassou-Nguesso. Domicilié de l’autre côté du fleuve Congo, à Kinshasa, cet homme d’affaires est à la tête d’Orion Group SA, au capital autorisé de 10 millions de dollars (8,8 millions d’euros). Cette holding établie en Suisse est immatriculée aux Seychelles depuis 2009 par la firme panaméenne Mossack Fonseca, via la société luxembourgeoise Figed, selon les documents consultés par Le Monde. L’activité principale du groupe, qui compte plusieurs filiales, est la commercialisation de produits pétroliers. Parmi ses clients, on trouve la major anglo-néerlandaise Shell, ainsi que la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), dont Denis Christel Sassou-Nguesso, le fils cadet du président congolais et ami personnel de Lucien Ebata, est directeur général adjoint.
Flamber dans les palaces
« Certains de mes clients pour l’Afrique me règlent cash, car les virements prennent du temps », avait expliqué M. Ebata aux enquêteurs français le 18 octobre 2012 après avoir été interpellé à Roissy-Charles-de-Gaulle avec 182 000 euros en espèces. A cette date, il enregistre un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars, perçoit un salaire annuel d’un million de dollars, et dépense des centaines de milliers d’euros en quelques jours dans les palaces parisiens ou dans la location d’hélicoptères pour faire un saut à l’une de ses banques à Monaco. En novembre 2012, alors que le gouvernement des Seychelles durcit sa législation afin de lutter contre le blanchiment d’argent, Orion Group SA transfère sa comptabilité vers Chypre, territoire resté moins transparent. En parallèle, M. Ebata fonde le magazine Forbes Afrique, toujours élogieux pour le régime congolais. M. Ebata n’a pas souhaité répondre à nos questions.

